ARC Artificium

L’ARC EN 2016-2017

ARTIFICIUM 3 / FRENCHCONNEXION

Construire et fabriquer une exposition virtuelle ou réaliser une « publication ».
Exposition dans le cadre de Parcours bijoux 2017 à Paris.

Sont concernés, les étudiants en année 3, 4 et 5.

Encadrement

¬ Monika Brugger, orfèvre et plasticienne

¬ Marianne Rulland, design graphique

¬ Laurence Verdier, bijoutière plasticienne et commissaire d’exposition invitée

En collaboration avec Sophie Hanagarth pour la HEAR.

Contenu

« Nous étions conviés à contempler l’art dans des lieux identifiés, emblèmes du pouvoir économique ou symbolique, tels que la galerie d’art ou le musée. Bien des artistes vont déserter ces périmètres sacrés de la médiation artistique pour présenter leurs oeuvres, qui dans la rue, dans les espaces publics ou la campagne, qui dans les medias ou quelque autre lieu permettant  d’échapper aux structures instituées. L’art, y compris dans un moment moderne, était teinté d’idéalisme, prenait pour visée l’arrachement du spectateur aux turpitudes terrestres. »

Paul Ardenne, Un art contextuel, création artistique en milieu urbain, en situation d’intervention et de participation, Paris, Flammarion, 2002

L’ornement corporel, qu’il soit bijou, parure, tatouage, piercing, élément de performance… constitue les identités dans une culture où l’apparence compose avec les faits. Élément de communication, il pose quelque chose de notre état d’être au monde.
L’ornement non seulement signe ce que nous sommes et avec qui nous sommes, mais marque également un engagement autant du créateur que du porteur.

French-connexion (collectif de 3 écoles – AFEDAP, ENSA, HEAR – propose un enseignement contemporain du bijou) s’exposera à l’occasion du Parcours bijou à Paris de septembre à octobre 2017. Pour cette occasion les étudiants de l’ENSA deviennent des commissaires d’exposition en tant que créateurs d’images, réalisateurs de film, écrivains de fictions, webmasters, programmateurs ou créateurs de site sur internet.
L’ARC propose d’engager des recherches théoriques et pratiques autour de la question du bijou et de sa fonction en tant qu’objet social qui réinvente l’humain, pour créer « une interface » ouverte au public.
Le travail de « commissaire » s’articule autour de symboles choisis en lien avec la culture contemporaine et sa représentation à travers des médiums multiples.
L’objectif est de proposer des « lectures » adéquates des pièces fabriquées dans l’atelier POP, par la mise en œuvre de fictions ou de mises en scènes à travers des tableaux fixes, mobiles, numériques ou virtuels.

Objectifs

Création d’une exposition virtuelle (faisant appel à des techniques numériques), des bijoux des étudiants actuels et anciens de l’atelier POP. Cette exposition se traduira par un ou plusieurs  événements/dispositifs/mise en œuvre sur une période de deux mois.
Il s’agit de :

  • Construire une visibilité des objets ainsi que de l’ENSA avec des techniques numériques dans des espaces virtuels (ou physiques ?),
  • Ouvrir de nouvelles possibilités en dématérialisant les oeuvres ou des réassemblages physiques proposant de nouvelles formes plastiques,
  • Rendre visible à travers des temps et des espaces divers et différents d’une exposition traditionnelle.

La question de l’exposition sera interrogée et questionnée à travers les mises en scène et des scénographies.
Cet arc requiert des participants des compétences très diverses, mais chacun n’est pas obligé de toutes les avoir (photographie, vidéo, écriture, voix, danse, mise en scène, connaissances numériques, graphisme, sculpture, conception de mobilier d’exposition).

Évaluation

Niveau d’investissement et engagement dans le projet.
Cohérence de la démarche, singularité et pertinence des réponses et des solutions proposées.

Bibliographie

  • Elisabetta Gigante, L’art du portrait, histoire, évolution et technique, Paris, Hazan, 2012
  • BO « Schlucko » Larson, Zungenwalzer um Mitternacht, fiction de Babette Boucher, vers 2007
  • Alexandra Midal, Politique Fiction (Dossier pédagogique), exposition, Cite du design, Saint-Etienne, 11 mai 2012 au 6 janvier 2013

EXPO / AFFICHE / NARRATION

(récit visuel et art contemporain)
http://2013.labiennaledelyon.com/edition-2013/expo-internationale/artistes/roe-ethridge,9.html
https://critiquedart.revues.org/13261

EXPOSITION / FICTION

https://clementcogitore.com/

QUESTIONNER L’ESPACE D’EXPOSITION

Rémy Dufray, La place du corps dans l’espace d’exposition, mémoire ESAM Paris, 2015
http://www.esam-c2.fr/IMG/file/Remi-Dufay.pdf

 

 

L’ARC EN 2014-2015

Enseignants

¬ Monika Brugger, enseignante orfèvre plasticienne

¬ Indiana Collet Barquero, historienne de l’art, histoire du design

– acte 1 – La panoplie de l’intime

– acte 2 – archétype(s) identitaire(s), questions autour de l’objet

Intitulé : méthodologie et mise en œuvre

Contenu

L’ornement corporel, qu’il soit bijou, parure, tatouage, piercing, élément de performance  … constitue les identités dans une culture ou l’apparence compose avec les faits. Élément de communication, il pose quelque chose de notre état d’être au monde. C’est dans ce  quelque chose que la Kosmêtîkê technê peut s’exercer, un soin nécessaire, une attention bienveillante, provocante ou violente au besoin de formulation de notre intime. L’ornement non seulement signe ce que nous sommes et avec qui nous sommes, mais marque également un engagement autant du créateur que du porteur.
Symbole d’appartenance sociale, objet anthropologique, issu de la culture savante autant que populaire, l’ornement est un élément d’étude du monde matériel, celui là même qui participe à construire et reformuler la société.
L’ornement corporel s’est longtemps exprimé dans nos sociétés occidentales au travers du bijou, de la parure. Il est attaché historiquement aux arts décoratifs et plus communément aux métiers d’art. Le bijou contemporain est une discipline artistique issue d’un  savoir-faire et d’une « culture d’atelier » aujourd’hui enseigné dans les écoles d’art.
Les ateliers ne sont pas simplement des lieux d’exécution et d’apprentissage d’un savoir-faire purement technique, mais des lieux « de fabrication de la pensée », articulée autour des qualités intrinsèques du bijou et de l’évolution complexe de « l’ornement corporel ».
C’est aujourd’hui une pratique polymorphe qui s’empare de nouveaux territoires de la pensée et de la création contemporaine – liberté esthétique, utilisation des technologies actuelles, recours à divers matériaux – pauvres ou nouveaux, attitudes conceptuelles et critiques – de ces nouveaux positionnements vont naître de nouvelles formes et des approches inattendues.
Nous proposons un ARC de recherche théorique et pratique autour de la question de  l’ornement et du corps. Les réflexions et les travaux s’articuleront autour de symboles choisis en lien avec la culture contemporaine. Il s’agira d’aborder la question de l’ornement corporel comme objet social qui réinvente l’humain, et crée une interface entre l’intime et le public.

Objectif

Il s’agit de mettre en œuvre la question de la construction d’identités (masculin/féminin/groupe culturel/genre…) à travers l’élaboration d’objets. La recherche de formes, des techniques de mise en œuvre et leurs mises en « espace final », se fera de manière conjointe et en confrontant les idées par un groupe d’étudiants travaillant dans les options art ou design.

Bibliographie

  • Madeleine Albright, Read my pins, stories from a diplomat’s jewel box, New York, Harper  Collins Publishers, (USA) 2009, 176 pages
  • Marjan Boot, Lex Teitsma, De show van Gijs+Emmy – The Gijs+Emmy spectacle, Mode- en sieraadontwerpen/Fashion and Jewellery Design 1967-1972, Dutch Design Show, Amsterdam, 2014
  • Maren Eichhorn-Johannsen, Adelheid Rasche, 25 000 Years of Jewelry, Berlin – München, 192/202 Staatliche Museum in Berlin, Preussischer Staatsbesitz et Prestel Verlag, 2013, 384 pages
  • Richard Klein, Des bijoux indiscrets, trad. de l’americain (Jewelery talks: A Novel Thesis, 2001), Paris, Editions Autrement Littératures, 2002, 223 pages
  • David Le Breton, Signes d’identité, tatouages, piercing et autres marques corporelles, Paris, Editions Métailié, 2002.
  • Georg Simmel, « Psychologie de la parure », in La parure et autres essais, Paris, Éd. de la Maison des Sciences de l’homme, 1998, 159 pages.
  • Michel THÉVOZ, Le corps peint, Genève, Éd. d’Art Albert Skira S.A., 1984, 138 pages.
  • Jan Waalgrave, Sieraad symbol signal, the jewel – sign and symbol , Koning Fabiolazzal, Antwerpen, 1995

Modalités

semaines 51, 5, 7
du lundi au vendredi de 11h00 à 18h00
du mardi au jeudi de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00
vendredi de 9h00 à 13h00

Sont concernés

les années 3, 4 et 5 art et design / Master 2 CCIC

Crédits

Voir modalités par année dans les tableaux de répartition des ECTS mentionnés dans le livret étudiant 2014-2015.

 

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