Buster Keaton

journées d’études 2015/2016

Journée d’étude « Illusion, entre formes et effets »

Les étudiants du Master Lettres et Art de Limoges, parcours « Création contemporaine et industries culturelles » et parcours « Lettres » organisent pour la première fois une journée d’étude internationale sur le thème « Illusion, entre formes et effets », le 27 avril 2016 à la faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Limoges.

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L’illusion se révèle être un sujet complexe et fascinant par son caractère multiforme : arts plastiques, théâtre, cinéma, danse, ou littérature. Elle fait l’objet de discours esthétique, critique et médiatique. Elle brouille les frontières entre la perception et la réalité, et traduit tout un pan d’intentions et d’interprétations comme l’esprit ludique, pédagogique ou bien manipulateur. Quel que soit le domaine produisant l’illusion et les moyens mis en place pour sa création, elle reste un effet inhérent aux fonctions perceptives humaines.
Au cours notre journée d’études, nous proposons de traiter le thème de l’illusion d’un point de vue pluridisciplinaire, en analysant les différentes techniques qui permettent sa création, mais aussi ses effets sur autrui.

 

 

Intervenants

  • Antoinette GIMARET | Maître de conférences | FLSH Limoges
  • Andrew J. STAFFORD | Université de Leeds
  • Dr. Chantal WOOD | C.H.U. Limoges
  • Paul GOLUB | L’académie de l’Union

Liens référentiels

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J.E. n°18 → Exit les chapelles artistiques

4 et 5 avril 2016 | amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau

Allan Kaprow

Allan Kaprow (center, with beard) and participants in his “Yard” (1967), at the Pasadena Art Museum, Credit Julian Wasser/Getty Research Institute, Los Angeles

Exit les chapelles artistiques propose d’explorer la définition théorique de la « performance » au sens large, du champs des arts plastiques à celui du spectacle vivant, et d’en distinguer les formes à travers son histoire et son actualité.
Soirées Dada, happenings Fluxus, Cage & Cunnigham, Minds-Openers théâtre contemporain, dispositifs scénographiques, seront envisagés comme point de départ à la relation spectaculaire : il faut bien qu’il y ait des performers, des artistes qui proposent d’abord quelque chose pour commencer à faire marcher la machine du spectacle.
« Si dans cette porosité les rôles sont plus ou moins clairement donnés au départ, on peut ensuite les discuter, les échanger, et jouer avec leur définition et leur position première ».
Ibid.
Artistes, comédiens, metteurs en scène, scénographes et théoriciens se rencontreront et dialogueront avec vous pour un présent performatif !

Robert Filliou

Robert FILLIOU, Poem-Roulette, 1962

Communication / invités journée 1

→ Michel COLLET, Performeur, théoricien de la performance et des avant-gardes, Michel Collet est professeur à l’ISBA de Besançon où il dirige le pôle Corps de l’artiste, Performance. Il est également membre du comité de rédaction international de Inter (Canada – diffusion Presses du réel, Dijon), magazine en art actuel performance / art action.

→ Philippe MARIOGE, après avoir effectué une longue pratique de théâtre amateur et obtenu le diplôme d’architecte DPLG, Philippe Marioge a rejoint le Théâtre de l’Aquarium et ses créations collectives de 1973 à 1976. Depuis il a réalisé près de 200 scénographies pour une soixantaine de metteurs en scène parmi lesquels on peut citer quelques compagnonnages de longue  durée avec Gérard Maro, Didier Bezace, Jacques Nichet, François Joxe, Jean-Marie Patte,Valère Novarina, Jean Gaudin, Jacques Seiler, Christine Dormoy, Bruno Abraham-Kremer, et quelques partenariats plus courts avec Augusto Boal, Declan Donnellan, Eric Lacascade, Jacques Falguières, Pipo Delbono, Stuart Seide et avec une quarantaine d’autres metteurs en scène également moins connus mais parfois tout aussi influents. Il a donc mené un travail presque exclusivement théâtral au sein de nombreuses équipes et dans une multitude de lieux à adopter, dont la Cour d’Honneur d’Avignon qui l’a accueilli quatre fois ; en 2001, l’Ecole des Femmes de Molière, mis en scène par D. Bezace ; en 2002, Platonov de Tchekhov, mis en scène par E.Lacascade (qui lui a valu le Grand prix de la Critique du meilleur créateur d’éléments scéniques) ; en 2005, Les Barbares de Gorki, mis en scène par E. Lacascade ; et en 2007, l’Acte Inconnu de V. Novarina, mis en scène par l’auteur.

→ Corinne MELIN, Docteure en esthétique et sciences de l’art, enseigne l’histoire de l’art et l’esthétique à l’ESA des Pyrénées, site de Pau. Entre 2009 et 2011, réalise des missions au sein d’entreprises artistiques et participe à des séminaires sur des questions relatives aux mondes de l’art et du travail. Membre du Laboratoire du Geste fondé et dirigé par Mélanie Perrier et Barbara Formis. Mène une approche historique sur l’art participatif depuis les années 1950 et interroge le reenactment dans les pratiques artistiques contemporaines orientées numériques. S’intéresse aux terrains communs existants entre plusieurs disciplines des Sciences Humaines et Sociales : la sociologie, la philosophie, l’art et le design. Codirige la revue Art & Design de l’ESA des Pyrénées,  Échappées.

→ Antoine VASSEUR, diplômé 3ème cycle de l’École Nationale supérieure d’Architecture de Nantes en scénographie après avoir suivi une formation en littérature et en arts plastiques, est également titulaire d’une maîtrise d’études théâtrales de l’Université de la Sorbonne Nouvelle/Paris III.
En 2002, il rencontre Olivier Lagarde lors de la création de Retour définitif et durable de l’être aimé d’Olivier Cadiot (Théâtre National de la Colline). Depuis il a participé à l’ensemble des  créations de l’équipe. Au théâtre et à l’opéra son parcours l’a également conduit à collaborer avec Arthur Nauzyciel, Daniel Jeanneteau, Marcial Di Fonzo Bo, Kossi Efoui, Sylvie Baillon, Pierre  Kuentz, Olivier Letellier, Emilie Rousset, Simon Deletang, Mikael Serre… dans des lieux tels que Festival d’Avignon, le Festival de Musiques Baroques d’Ambronay, le Théâtre National de l’Odéon, Le Théâtre National de la Colline, l’Opéra de Dijon, Le Théâtre National d’Athènes, l’Opéra Comique de Paris, l’Opéra de Lausanne, Le Grand Théâtre du Luxembourg, le Festival de la Colline de Turin… Il a aussi travaillé pour des projets muséographiques, notamment en 2015 pour la scénographie de l’exposition Pierre Boulez au Musée de la Musique et de la Philarmonie de Paris.
Il est intervenant en scénographie à l’École des Arts de la Marionnette/Institut international de la Marionnette depuis 2007 ainsi qu’à l’École Supérieure des Arts et Techniques de Paris. Il est également intervenu à l’occasion de séminaires, colloques, ou ateliers à l’ENSAD de Paris, au Centre National du Théâtre, à l’ESAD de Reims, aux universités d’Amiens, de Poitiers, à l’Académie Fratellini, à l’École Supérieure d’Architecture de Nantes…

invités journée 2

→ Académie théâtrale de l’Union

Hélène BERTRAND, étudiante, créatrice du projet R.H. le dégénéré, Académie de l’Union.
et
Marie JARNOUX, Sophie LEWISH, Erwann MOZET, Pélagie PAPILLON, Charles POMMEL, Lorine WOLF, étudiants, comédiens, Académie de l’Union.

→ Étudiants ENSA

Cécile BERTANI, Mylène GARCIN, Marlène GRIMAUD, Tristan GROS, Héloïse TOURAILLE, Raphaële RAFFORT, étudiants, scénographes, ENSA Limoges.

A partir de la thématique imposée, le Limousin, les académiciens de la Séquence 8 ont pris en charge toutes les étapes de la création de leurs projets personnels (de l’écriture à la mise en scène).
Ce sont cinq propositions originales, de formes théâtrales diverses, qui passent de l’épopée historique au cabaret, du spectacle déambulatoire au drame psychologique, en parlant aussi bien d’un fait divers (l’affaire de lettres anonymes de Tulle en 1920), d’un sujet historique (le sac de Limoges en 1370), d’un quartier (Beaubreuil), d’une confrérie (les bouchers de Limoges) que d’un personnage historique (Raoul Hausmann).

R.H le dégénéré (Création ambulante)
Projet, mise en scène : Hélène Bertrand Assistée de : Erwann Mozet
Avec : Marie Jarnoux, Sophie Lewisch, Erwann Mozet, Pélagie Papillon, Charles Pommel, Lorine Wolff
Scénographie : Cécile Bertani, Mylène Garcin, Marlène Grimaud, Tristan Gros, Héloïse Touraille, Raphaële Raffort, étudiants de l’ENSA (Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges)
Réalisation film : Hélène Bertrand, Erwann Mozet
Création vidéo: Tristan Gros, Raphaële Raffort
Cette pièce n’est pas un biopic

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Direction des journées

François Coadou, Paul Golub & Geneviève Vergé Beaudou

Coordination enseignements théoriques

Geneviève Vergé Beaudou

Coordination étudiante

Tristan Gros

 

 

J.E. n°17 → « Transgression ? »

1er et 2 février 2016 | amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau

« La transgression est un geste qui concerne la limite ; c’est là, en cette minceur de ligne, que se manifeste l’éclaire de son passage, mais peut-être aussi sa trajectoire en sa totalité, son origine même. (..) Le jeu des limites et de la transgression semble être régi par une obstination simple : la transgression franchit et ne cesse de recommencer à franchir une ligne qui, derrière elle, aussitôt se referme en une vague de peu de mémoire, reculant ainsi à nouveau jusqu’à l’horizon de l’infranchissable. (…)

La limite et la transgression se doivent l’une à l’autre la densité de leur être : inexistence d’une limite qui ne pourrait absolument pas être franchie ; vanité en retour d’une transgression qui ne franchirait qu‘une limite d’illusion ou d’ombre. Mais la limite a-t-elle une existence véritable en dehors du geste qui glorieusement la traverse et la nie ? Que serait-elle, après et que pouvait-elle être, avant ? (…)

La transgression porte la limite jusqu’à la limite de son être ; elle la conduit à s’éveiller sur sa disparition imminente, à se retrouver dans ce qu’elle exclut (plus exactement peut-être à s’y reconnaître pour la première fois), à éprouver sa vérité positive dans le mouvement de sa perte. (…)

La transgression n’est donc pas à la limite comme le noir est au blanc, le défendu au permis, l’extérieur à l’intérieur, l’exclu à l’espace protégé de la demeure. Elle lui est liée plutôt selon un rapport en vrille dont aucune effraction simple ne peut venir à bout. Quelque chose peut-être comme l’éclair dans la nuit, qui, du fond du temps, donne un être dense et noir à ce qu’elle nie, l’illumine de l’intérieur et de fond en comble, lui doit pourtant sa vive clarté, sa singularité déchirante et dressée, se perd dans cette espace qu’elle signe de sa souveraineté et se tait enfin, ayant donné un nom à l’obscur.

Cette existence si pure et si enchevêtrée, pour essayer de la penser, de penser à partir d’elle et dans l’espace qu’elle dessine, il faut la dégager de ses parentés louches avec l’éthique. La libérer de ce qui est le scandaleux ou le subversif, c’est à dire de ce qui est animé par la puissance du négatif. La transgression n’oppose rien à rien, ne fait rien glisser dans le jeu de la dérision, ne cherche pas à ébranler la solidité des fondements ; elle ne fait pas resplendir l’autre côté du miroir par-delà la ligne invisible et infranchissable. Parce que, justement, elle n’est pas violence dans un monde partagé (dans un monde éthique) ni triomphe sur des limites qu’elle efface (dans un monde dialectique ou révolutionnaire), elle prend, au cœur de la limite, la mesure démesurée de la distance qui s’ouvre en celle-ci et dessine le trait fulgurant qui la fait être. »

Michel Foucault, « Préface à la transgression », revue Critique n°195-196, Hommage à Georges Bataille, Août-septembre 1963.

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Communication

Philippe Sabot

Philippe Sabot est professeur de philosophie contemporaine et sciences humaines à l’université de Lille 3. Dernier ouvrage publié : Le Même et l’ordre. Foucault et le savoir à l’âge classique (ENS-Editions, 2015). Il s’intéresse aux rapports entre philosophie et littérature, à la pensée de Michel Foucault (il a participé à l’édition des Œuvres de Foucault dans la Pléiade, 2015), et plus largement à des questions contemporaines d’éthique (du soin et de la santé) et de philosophie politique et sociale (traduction encours d’un ouvrage de Butler/Laclau/Zizek, Contingency, Hegemony, Universality). Il travaille sur les enjeux politiques de la vulnérabilité, envisagée sous ses différents aspects (biologiques, affectives et psychiques, sociales) : dans ce cadre, un ouvrage sur le deuil est en préparation.

Geneviève Vergé-Beaudou

Docteure en Littérature comparée. D’abord professeure à L’École Supérieure d’Art (ESACM) de Clermont-Ferrand où elle a coordonné l’option Art et l’Atelier de Recherche et de Création, Babel, atelier de poésie phonétique et de fictions sonores (Doc(k)s, Série 3 – 17/1819/20 – 1998 X 4), elle rejoint d’École Nationale Supérieure d’Art (ENSA) de Limoges en 1997 où elle assure différentes coordinations d’enseignement. Depuis 2010, date à laquelle elle est chargée de la coordination des Enseignements théoriques, son enseignement se développe autour de l’art contemporain et la théorie des idées, d’ateliers d’écriture, directions des mémoires et coordination des journées d’études (Ensa-limoges.fr/recherche // ed. J.E.S.C.238719). Elle est membre du comité de pilotage du Master Art contemporain et Industries culturelles (FLSH/ENSA) et chargée de cours à la Faculté des Lettres et sciences humaines (FLSH) de l’Université de Limoges.

Sa pratique personnelle, longtemps consacrée à la production de textes critiques (Gina Pane, Claude Viallat, Wolf Vostel,… Alexandra Exter et l’avant-garde russe in Lunes – Hors série – Femmes et Art au XXè siècle : Le temps des défis (Sous la direction de Marie-Hélène Dumas, etc.) s’est recentrée depuis quelques années à l’écriture des textes de fictions (Plongeons, in Un peu à l’ouest, Pierre Mabille, Musée Matisse au Cateau-Cambrésis, ed. Galerie Marcel Duchamp//coloriste-celeste.blogpost.com/genevieve-beaudou-plongeons.htlm) et à l’écriture d’une trilogie romanesque Arize, 1. La tribu des oiseaux, 2. Athene noctua (en cours de correction) et 3. En zone tempérée, (en cours de rédaction).

Journal du Wyoming, formes brèves, est un projet en cours de réalisation en collaboration avec l’artiste Michèle Antoine.

Laurent de Sutter

Laurent de Sutter, est né à Bruxelles en 1977, l’année de l’explosion du punk et de la disco. Lorsqu’il n’enseigne pas la théorie du droit à la Vrije Universiteit Brussel ou à l’Université Catholique de Louvain, il écrit des petits livres qui explorent de manière inlassable les liens entre sexualité, loi, regard et transgression. Parmi les derniers : « Théorie du trou » (Léo Scheer, 2013), « Métaphysique de la putain » (Léo Scheer, 2014), « La voie du droit » (Dalloz, 2015) et « Striptease, l’art de l’agacement » (Le Murmure, 2015). Il dirige aussi plusieurs collections tentant de reconnecter la pensée avec les objets et préoccupations du contemporain : « Perspectives Critiques » aux Presses Universitaires de France, et « Theory Redux » chez Polity Press.

Stéphane Barbier Bouvet

SBB est né en 1981 il vit et travaille à Bruxelles.

Il conçoit les interventions et les objets qu’il produit, non pas de façon autonome, mais comme éléments d’une réponse formulée en regard d’une situation.

Transversal et contextuel, mêlant sans distinction art et design, son travail s’apparente à une recherche de formes qui pourraient naître presque spontanément de la combinaison idéale de leurs fonctions, leurs matériaux, leurs techniques et leurs coûts afin que chaque projet soit réalisé dans une économie de gestes et de moyens en accord avec la réalité dans laquelle il s’inscrit. Procédant selon ses termes d’une « esthétique de la banqueroute », Stéphane Barbier Bouvet combine ainsi sans hiérarchie des matériaux aussi divers que le marbre et le béton, le fer, le bois et le verre, objets trouvés et matériaux récupérés, qu’il traite à travers une série de gestes (plier, découper, assembler…) empruntés à la sculpture. De fait, qu’il produise des objets, conçoive des scénographies d’expositions, réalise du mobilier urbain ou des installations au fonctionnalisme polysémique dans des expositions , sa démarche, liée à la notion de commande, s’inscrit dans un système décloisonné appliquant une méthodologie du design aux différents champs dans lesquels il intervient.

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Direction des journées

François Coadou & Indiana Collet-Barquero

Coordination enseignements théoriques

Geneviève Vergé Beaudou

 

 

J.E. n°16 → IMAGE engagée / IMAGE et POLITIQUE

23 et 24 novembre 2015 | amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau

Dans un monde où les images prolifèrent en tous sens et où leurs valeurs d’usage nous laissent si souvent désorientés — entre la propagande la plus vulgaire et l’ésotérisme le plus inapprochable, entre une fonction d’écran et la possibilité même de déchirer cet écran —, il semble nécessaire de revisiter certaines pratiques où l’acte d’image a véritablement pu rimer avec l’activité critique et le travail de la pensée.
On voudrait s’interroger, en somme, sur les conditions d’une possible politique de l’imagination. L’essai de Georges Didi-Huberman, le premier d’une série intitulée L’Œil de l’histoire, tente d’analyser les procédures concrètes et les choix théoriques inhérents à la réflexion de Bertolt Brecht sur la guerre, réflexion menée entre 1933 et 1955 par un poète exilé, errant, constamment  soucieux de comprendre une histoire dont il aura, jusqu’à un certain point, subi la terreur. Dans son Journal de travail comme dans son étrange atlas d’images intitulé ABC de la guerre, Brecht
a découpé, collé, remonté et commenté un grand nombre de documents visuels ou de reportages photographiques ayant trait à la Seconde Guerre mondiale. Dans ce livre, on découvre comment cette connaissance par les montages fait office d’alternative au savoir historique standard, révélant dans sa composition poétique — qui est aussi décomposition, tout montage étant d’abord le démontage d’une forme antérieure — un grand nombre de motifs inaperçus, de symptômes, de relations transversales aux événements. On découvre ainsi, dans ces montages brechtiens, un lieu de croisement exemplaire de l’exigence historique, de l’engagement politique et de la dimension esthétique.

On voit enfin comment Walter Benjamin — qui a été, en son temps, le meilleur commentateur de Brecht — déplace subtilement les prises de parti de son ami dramaturge pour nous enseigner comment les images peuvent se construire en prises de position. | www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=2603

Image engagée/Image et politique se propose d’interroger le statut de l’image engagée à l’aune de l’essai de Georges Didi Huberman, Quand les images prennent position, L’œil de l’histoire 1, coll. Paradoxes, d’en étudier différents contextes et identifier les enjeux mis en œuvres.
Les quatre intervenants, théoriciens et/ou artistes /et/ou activistes, expérimentent ce domaine dans leurs œuvres, leurs écrits et leur engagement.

Communication

Éric Aupol est Artiste, il vit et travaille à Paris.
Représenté par la galerie Polaris-Bernard Utudjian, Paris Enseignant à l’École nationale supérieure d’art de Bourges et à l’École nationale supérieure de création industrielle, Paris.
Né en 1969 et basé à Paris, Éric Aupol s’est fait connaître par ses photographies relatives aux lieux et espaces comme marquages de l’Histoire et comme configurations mentales. La marge, tant historique, que politique et esthétique, traverse à différents niveaux de révélation l’ensemble de son corpus photographique, questionnant les espaces visités tout autant que le médium photographique, en jouant de ce qui s’obstrue et se dévoile au regard dans le réel, palimpseste d’un feuilletage de mémoires et d’Histoire.

Espaces et photographies, espaces du politique
En prenant comme point de départ deux projets photographiques, l’un, Vitae Nova, initié en 2009 et l’autre, Liangzhu project : a sort of homecoming, récemment réalisé, je souhaiterais m’attarder sur la représentation de l’espace comme signe du politique, signe tenu et discret, dans une singularité du quelconque, qui suggère plus qu’il ne nomme les indices d’une forme de représentation du politique en photographie.

Sylvie Blocher

Artiste vidéaste, née en France, Sylvie Blocher est basée à Saint-Denis. Suite au manifeste « Déçue, la mariée se rhabilla » en 1991, Sylvie Blocher lance le concept ULA [ Universal Local Art] et commence la série vidéo des « Living Pictures », où elle partage son autorité d’artiste avec le modèle. Elle crée en 1997, avec l’architecte-urbaniste François Daune, « Campement Urbain », qui reçoit en 2002 le Prix International de la Fondation Evens : Art Community Collaboration.
Elle expose dans de nombreux musées à travers le monde et participe régulièrement à des manifestations internationales.

2015
• Demonstrating minds, Muséeum of Contemporary Art, Kiasma Helsinki, Finlande
Play Back, Selected Works from the Pierre Huber Films ans Videos Collection, Ocat, Shanghai, Chine
Retour sur L’abîme, CRAC Montbelliard, Montbelliard, France
Crossover, Palais de Tokyo, Paris, France

2014
• Biennale de Salvador de Bahia, Brésil
Made by … Feito Por Brasileiros, La Cidade Matarazzo, Sao Paolo, Brésil
Les Désastres de la guerre 1800-2014, Louvre Lens, France
Momentum ? Maybe the time has come to live our corporality rather than speak our sexuality Curated by Petunia, the Art and Entertainment magazine. PSM Gallery. Berlin. Allemagne
• Sullivan gallery, Sydney

2015
S’inventer autrement Mudam, Luxembourg.
Ce qui manque ? Galerie Michel Journiac, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris, France

2014
Color of Confusion San Antonio Museum of Art, SAMA, Usa / postponed
S’inventer autrement Mudam, Luxembourg.

Livres
• Le double Touché-e, Sylvie Blocher, Maud Benayoun, Bookstorming
• La déposition, Thierry de Duve, Ed. Dis Voir, 1995

S’inventer autrement
S’inventer autrement est le titre de mon exposition réalisée au Mudam en 2015 et actuellement au CRAC Languedoc-Roussillon à Sète.
S’inventer autrement c’est faire et défaire les frontières. Nos propres frontières.
C’est inventer d’autres possibles, d’autres dispositifs, d’autres langages.
Je dialoguerai entre mon travail d’artiste, partageant mon autorité avec ceux que je rencontre et que je filme, et mon travail avec Campement Urbain, collectif à géométrie variable, qui travaille sur les nouvelles urbanités et sur ce que nous avons encore à faire ensemble.

→ Théo Robichet

Réalisateur, directeur de la photo, ingénieur du son, chef opérateur, membre fondateur du groupe Medvedkine en 1967 auquel ont notamment prit part Bruno Muel, Chris Marker, René Vautier et Jean-Luc Godard. Il participe au premier festival panafricain (PANAF) en 1969. Il y côtoie les grandes figures des mouvements des indépendances africaines, ainsi que les Black Panthers.
Cinéaste engagé, il n’a cessé de porter un regard politique affuté sur le monde.

Filmographie sélective/documentaires
• 1966 L’attentat
• 1971 Archie Shepp à Alger
• 1973 Septembre chilien
• 1974 Avec le sang des autres
• 1980 La faim du monde
• 1984 Paris, j’écris ton nom liberté

En acceptant de répondre à l’invitation de Limoges sur la proposition de l’image et la politique engagée, j’invite les étudiants à me suivre dans ce que je crois que la politique a toujours eu pour véhicule pour se faire connaître, c’est-à-dire la propagande en utilisant depuis des siècles l’image.
Aujourd’hui la politique étant en dans une phase de changement, n’aime pas le mot de “propagande”, elle le juge impropre au nouveau langage qu’elle nous forge chaque jour. J’ai toujours pensé qu’en faisant les films que je faisais, j’étais à ma manière un propagandiste de certaines idées que je tenais à partager avec ceux qui voulaient bien les entendre. Jean Vigo définissait le cinéma
documentaire par cette formule : “ un bon film reflète un point de vue subjectif de la part de quelqu’un de très documenté”. Formule que je partage entièrement.

→ Federico Rossin

Critique et programmateur indépendant, il a récemment collaboré avec DocLisboa, les États Généraux du film documentaire à Lussas et le Cinéma du Réel. Auteur de nombreux essais dans des ouvrages collectifs parmi lesquels :
• Bellocchiana, Mostra del Nuovo Cinema di Pesaro 2005.
• Luigi Comencini, Marsilio, Venise, 2007.
• Il mondo realmente rovesciato. Il cinema di Frederick Wiseman, Centro Sperimentale di Cinematografia, Rome, 2008.
• Associazioni imprevedibili. Il cinema di Walerian Borowczyk, Lindau, Turin, 2009.
• Carmelo Bene/Marco Bellocchio, Magik Cinéma, Paris, 2009.
• Alberto Lattuada, Marsilio, Venise, 2009.
• Oui, c’est du cinéma / Yes, it’s cinema, Campanotto, Udine, 2009.
• Passion Godard – il cinema (non) è il cinema, Centro Espressioni Cinematografiche, Udine, 2009.
• Joseph Losey, Il Castoro, Milan, 2010.
• De l’argentique au numérique, voies et formes de l’objection visuelle, Publications de la Sorbonne, Paris, 2010.
• Wang Bing. Il cinema nella Cina che cambia, agenziaX, Milan, 2010.
• Passion Godard – il cinema (non) è il cinema, Il Castoro, Milan, 2011.
• Bernardo Bertolucci, Marsilio, Venise, 2011.
• Marc Scialom. Impasse du cinéma. Esilio, memoria, utopia / Exil, mémoire, utopie, Artdigiland, Dublin, 2012.
• Fuori norma. La via sperimentale del cinema italiano, Marsilio, Venise, 2013.
• Cercando la rivoluzione Ansano Giannarelli, i film e le idee, Donzelli, Rome, 2014.
• Il mouse e la matita L’animazione italiana contemporanea, Marsilio, Venise, 2014.

The Bowery in Two Inadequate Descriptive Systems de Martha Rosler [image fixe]
Nightcleaners Part 1 de Berwick Street Collective [image animée]

Deux critiques radicales – entre féminisme et marxisme – de l’image engagée pour mieux la refonder et repenser. Deux exemples d’art d’avant-garde et pédagogique.
Références théoriques, Brecht + Rosler + Sekula+Krauss.

Carte blanche à Federico Rossin

POUR UNE AUTOCRITIQUE DE L’IMAGE MILITANTE

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Direction des journées

Indiana Collet-Barquero & Geneviève Vergé Beaudou

Coordination enseignements théoriques

Geneviève Vergé Beaudou

signature_ensaENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00