atelier Vhutemas en 1923

journées d’études 2016/2017

Journée d’études : MONSTRUOSITÉ TRANSHUMANISME

Le jeudi 6 avril 2017 s’est tenu à l’ENSA Limoges, la journée d’études MONSTRUOSITÉ TRANSHUMANISME.

Cette action se déroulait dans le cadre du partenariat FLSH Limoges / ENSA Limoges, Master CCIC – Création Contemporaine et Industries Culturelles.

Programme :

  • 14h00 : présentation de la journée par Bertrand WESTPHAL,
    enseignant en littérature générale et comparée à l’Université de Limoges et directeur de l’Équipe d’accueil 1087  « Espaces Humains et Interactions Culturelles ».
  • 14h30 : Sihem GOUNNI, « Idéalité, monstruosité et transféminité dans l’Eve future »
    Doctorante à l’Université Paris 3 Sorbonne
  • 15h00 : questions
  • 15h15 : pause
  • 15h30 : Antoine St EPONDYLE, « Qu’appelle-t-on l’homme augmenté ? »
    Blogueur et écrivain
  • 16h00 : questions
  • 16h15 : table ronde
    Corentin FRICARD, étudiant en Master LLCER Anglais à la FLSH de Limoges
    Franck CHALARD, psychiatre et responsable du Centre d’Expertise Psychiatrique à Limoges
    Bertrand WESTPHAL, Sihem GOUNNI, Antoine St EPONDYLE
  • 17h00 : fin de la journée d’études

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Organisation : Master 1 Lettres et Art
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Limoges

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J.E. n°22 → Vhutemas (1920-1930) et pratiques pédagogiques contemporaines alternatives /

Révolution de 1917, volet 2 : les 27 et 28 mars 2017

Vhutemas 1925-1930

Ces deux journées s’inscrivent dans le cadre du centenaire de la révolution russe à laquelle l’école consacre plusieurs volets cette année. Celles qui se dérouleront les 27 et 28 mars prochains, souhaitent aborder l’architecture, le design et l’art en prenant comme point de départ les Vhutemas, (Ateliers supérieurs d’art et de technique (1920-1930) et d’ouvrir sur les pratiques pédagogiques alternatives contemporaines.

Dans l’effervescence de la révolution d’octobre 1917, il s’agissait de penser et construire des structures d’éducation artistiques et techniques telles que capables de répondre aux besoins de l’état socialiste naissant. La création des Ateliers libres d’état remplacèrent dans un premier temps le Collège de peinture, sculpture et architecture, puis, réunis à la très académique école d’arts appliqués Stroganov (fermée en 1918), elles prirent le nom de Vhutemas ou Vkhoutemas en 1920. Ces « Ateliers supérieurs d’art et de technique » structurés en huit facultés dont celles de peinture, sculpture et architecture issues des beaux-arts, et cinq industrielles ou de production avec le travail du bois, du métal, textile, céramique et arts graphiques, verront « la lutte entre les tenants d’un art de chevalet et les partisans d’un de production au service du plus grand nombre, (qui) alimentera un large débat théorique qui se poursuivra tout au long de ces années d’intense activité créatrice. Souvent citée par les historiens du Mouvement Moderne et comparée à juste titre à celle du Bauhaus allemand, l’histoire des Vhutemas reste malgré tout, mal connue. L’enseignement qui y fut dispensé, les personnalités, la vitalité du patrimoine artistique légué par les Vhutemas, en font un des fleurons de l’histoire de l’art mondial. »1

1- S.Kahn Magomedov, Vhutemas, 2 tomes, Éditions du Regard, 1991

 

Communication

Pierre Doze

Professeur d’Histoire et théorie du Design à la HEAR (Haute école des arts du Rhin, anciennement ESAD Strasbourg) à Strasbourg et Mulhouse.
Il occupe la même fonction, placée sous le signe d’une pratique plus adéquatement renommée ‘culturisme’ à l’ECAL (Lausanne)
Il exerce sporadiquement une activité d’écriture critique, à caractère plus ou moins offensif.

Études de droit, sociologie des médias (Aix-en-Provence/ paris 2 ASSAS), langue russe (inalco), journalisme (France, Russie) pour des médias généralistes et spécialisés, presse écrite et un peu de télévision.
Ouvrages essentiellement en écho à des pratiques de design et leurs acteurs (Philippe Starck, Konstantin Grcic, Patrick Jouin, Eric Schmitt, David Dubois, Wieki Somers…) 
A vécu presque huit années à Moscou, ce qui crée des liens et les rompt, selon le cas.

Syllabus :

« L’éléphant, le lion, la russie soviétique : une très brève histoire de révolution esthétique »

Portée par une volonté de changer le monde et l’homme avec lui, soutenue par une idéologie qui ne connaît aucun obstacles, un programme de formation artistique inédit / une institution d’enseignement à Moscou, les vhutemas, conduite par une équipe d’artistes et d’architectes remarquable – Tatline, Guinzburg, Lissitzky, Ladovski, Vesnine, Melnikov, Rodtchenko… – va accompagner la naissance du courant constructiviste et inaugurer l’hypothèse d’un artiste nouveau au service du premier état totalitaire moderne / intervalle de courte durée, et par conséquent lumineux, entre les massacres de la guerre civile, les famines, les épidémies et l’ordre criminel stalinien? dans quelle mesure la qualité de victime exonère-t-elle de la complicité homicide ? Comment la puissance d’un vocabulaire plastique, tout bouleversant fut-il, peut-elle être si souvent tranquillement dégagée des motifs de son émergence? / la proximité du sang et de l’art est sans doute caractéristiques de nombreuses révolutions : à cette échelle, et avec ces conséquences, probablement jamais auparavant / si la question de la part de violence et de mort, qui structure, accompagne ou sanctionne les propositions plastiques, est ici centrale, elle ne règle pourtant, peut-être, rien du tout.

Gilles Ragot

Gilles Ragot est professeur en Histoire de l’Art Contemporain à l’Université de Bordeaux Montaigne, membre de l’Équipe d’Accueil EA538 Centre Pariset.
De 1984 à 1994, au sein de l’Institut Français d’Architecture,  il a été secrétaire de rédaction d’une collection d’ouvrages d’architecture, puis Conservateur des archives d’architecture du XXème siècle. De 1994 à 2013, il a été professeur en Histoire et culture architecturale à l’École nationale supérieure d’architecture et du paysage de Bordeaux.
Parallèlement à son enseignement, il publie des ouvrages sur l’architecture contemporaine et conduit des activités de recherche, des missions d’étude sur le patrimoine contemporain. Il a été de 2003 à 2016, rédacteur du dossier de candidature de l’œuvre architecturale de Le Corbusier sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il a notamment publié Le Corbusier en France avec Mathilde Dion (1997), L’Architecture du XXè siècle en Poitou-Charentes (2000), Royan 50. L’invention d’une ville, avec Thierry Jeanmonod et Nicolas Nogue (2003 – Grand Prix national du livre d’architecture), Les Utopies réalisées (2009) ; Le Corbusier à Firminy-Vert. Manifeste pour un urbanisme moderne (2011) ; Genèse. Campus Talence-Pessac-Gradignan (2014).
Ses derniers ouvrages publiés en 2016 portent sur la réhabilitation de la Cité de refuge de Le Corbusier, aux éditions du Patrimoine, et sur la genèse architecturale de la station balnéaire de La Grande Motte aux éditions Somogy. Il prépare actuellement la première monographie consacrée à l’architecte Jean Balladur (à paraître en 2017).

Syllabus :

LES AVANT-GARDES ARCHITECTURALES SOVIÉTIQUES – 1917-1932
Contribution majeure à la révolution politique ou à la révolution de l’architecture ?
La révolution d’octobre libère des avant-gardes longtemps contenues en Russie. Elle s’ouvre sur un printemps foisonnant, passionné et conflictuel, des avant-gardes qui dure jusqu’au début des années trente, la dissolution de toutes les associations d’architectes – l’OSA, l’ASNOVA – comme des Vhutemas, au profit d’une approche monumentale, classique et éclectique, supposée mieux représenter les aspirations du peuple soviétique. Pendant quinze ans, les Constructivistes et ceux qualifiés de « formalistes » s’affrontent sur le rôle de l’architecture au sein de la nouvelle société bolchévique. Pour les Constructivistes, « le rôle social de l’architecture est essentiellement d’être un instrument de la construction socialiste », alors que pour les « formalistes », il s’agissait d’avantage d’élaborer un langage universel destiné à exprimer  les thèses essentiels qui devaient émerger des positions progressistes de la révolution.  Cette élite artistique et intellectuelle plurielle, déconnectée de la culture populaire dominante  et de ses nouveaux dirigeants, eut une production théorique et dessinée exceptionnelle, mais dont les formes s’inscrivent plus globalement dans des recherches esthétiques, techniques et spatiales communes aux avant-gardes européennes du moment. Paradoxalement, dans un contexte politique et social qui semblait plus favorable qu’à celui que l’on connaît alors en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique ou en France, cette richesse créatrice resta pour l’essentiel sur le papier.
La communication restituera le contexte et les enjeux des débats, et des propositions des avant-gardes russes, et s’attachera à les replacer dans le contexte européen de l’émergence d’une nouvelle architecture, celle improprement appelée Mouvement moderne.

Nicolas Hannequin

Fondateur d’Une Architecture Vers dédiée à la recherche architecturale depuis 2007 ses réalisations sont en France, au Mexique, aux Etats-Unis et en Belgique. Il est aujourd’hui Professeur référent à CONFLUENCE (Lyon) et Maître de conférence au sein de l’Ecole Urbaine de Sciences-Po (Paris). Parallèlement à sa pratique d’architecte, Nicolas Hannequin est membre du comité de rédaction du Spectateur Européen et contribue régulièrement aux revues Raison Présente et Espace Temps. Nicolas Hannequin est diplômé de l’Ecole Spéciale d’Architecture dont il fut membre du conseil d’administration et Trésorier (2002-2004).

Syllabus :

« Repenser les formes d’enseignement : l’École d’architecture Confluence créée par l’architecte Odile Decq à Lyon »

Odile Decq a repenser totalement l’enseignement de l’architecture en créant l’école d’architecture Confluence, qui a ouvert ses portes en 2015 sur le site de la Zac 2 de Confluence à Lyon.
« Confluence institut for innovation and creative strategies in architecture », souhaite « dépasser l’enseignement professionnel et spécialiste tel qu’il est conduit aujourd’hui. L’architecture est une discipline qui ouvre sur le monde, c’est un regard sur le monde et une capacité d’agir dans le monde. L’architecture a aujourd’hui besoin d’une ambition plus humaniste »1.
« Fondée de manière pionnière et radicale sur la recherche, l’expérimentation et la transversalité, la Confluence propose de construire un regard inédit sur l’architecture au carrefour des disciplines, de croiser les visions prospective et expérimentale, de créer l’appétit pour l’engagement et la prise de risque, de générer des alternatives non prévisibles, de challenger l’uniformisation des productions et des standards imposés, de questionner et dépasser les limites implicites de l’architecture pour créer des opportunités inimaginables »2.

1 Odile Decq in Le Moniteur, 11/06/2014
2 http://confluence.eu/

en savoir plus sur Confluence

Sylvie Dreyfus-Alphandéry

Sylvie Dreyfus-Alphandéry développe à la Bibliothèque nationale de France des projets envers des publics qui n’auraient jamais pensé que cette bibliothèque patrimoniale, qui existe depuis avant l’invention de l’imprimerie et qui leur ouvre les portes. Grâce aux collections de livres d’art, en  organisant des projections collectives de films dont les thèmes sont choisis de concert avec les publics concernés, en proposant des ateliers sur des thèmes de société, elle fait devenir les publics acteurs et agissants.

Syllabus :

Sylvie Dreyfus-Alphandéry présentera quelques projets développés à Grigny, qui est l’une des villes les plus touchées par la pauvreté en Ile de France :

  • les Musées en voyage, projet développé à la Cité de la Grande Borne de Grigny, avec l’association d’habitants Décider, en  partenariat avec Le Louvre, le Musée Guimet, l’IMA …
  • les Fabricoleurs, projet mené en commun avec la Mission locale de Grigny, le théâtre de l’ Agora d’ Evry, scène nationale et le Collectif BAM , collectif de jeunes designers que viendra présenter également Valentin Martineau, membre de ce collectif.

en savoir plus sur le travail de Sylvie Dreyfus-Alphandéry

Valentin Martineau, Collectif BAM

Diplômé d’un Master – Stratégie du design, Valentin est responsable “bricole” du Collectif Bam. Touche à tout, il associe collaboration et fabrication. Sorti de l’Orange Labs de Grenoble en 2014, il étudie aujourd’hui les mutations du design liées au numérique et puise sa réflexion dans le “Low-tech”. Il est également investi dans les projets: Wild Human Life et Biceps Cultivatus. Il cherche a créer de la synergie autour de la notion “d’autonomisation”. »Les fabricoleurs » est un projet qui témoigne de cette démarche.

COLLECTIF BAM : Le Collectif Bam est un groupe de designers engagés sur les pratiques numériques et collaboratives. Nous concevons des produits, des services, des espaces innovants pour et avec des acteurs publics ou privés.

en savoir plus sur le Collectif BAM

Direction des journées : Indiana Collet-Barquero, histoire du design, enseignante à l’ENSA

Les Journées d’étude sont obligatoires et font l’objet d’accréditation.
Les étudiants se doivent d’y assister dans leur totalité.

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Télécharger le programme de ces 2 journées d’étude

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J.E. n°21 → « 1917, regards croisés sur la révolution bolchevik : impact et héritage »

1er volet : les 6 et 7 février 2017

« La guerre mondiale qui a laissé de profondes blessures dans l’histoire de l’humanité, a donné vie à des œuvres littéraires et artistiques chargées d’une souffrance poignante. En écho à la guerre, dans la culture artistique, s’est formé un mouvement antimilitariste international. Mais elle n’a provoqué aucun bouleversement ni dans l’histoire sociale, ni dans l’histoire de l’art. Ce sont les révolutions qui ont réalisé ces bouleversements et en premier lieu la Révolution d’Octobre en Russie qui a ébranlé le monde entier.

Il est difficile de surestimer la profondeur et l’envergure de l’influence qu’elle a exercée sur la culture artistique. Les secousses révolutionnaires ont entamé les fondements traditionnels de toute la vie artistique, ont libéré et mis en mouvement des forces créatrices grandioses, avec la violence d’une éruption volcanique ont amené à la surface une profusion sans précédent de nouvelles idées artistiques, de recherches audacieuses, d’élans et de réalisations.

C’est le mode d’existence sociale de l’art lui-même qui a changé. L’art s’est trouvé un auditoire de masse : le peuple révolutionnaire, dans lequel il a éveillé une aspiration grandiose qui s’est enflammée malgré tous les affres de la guerre civile, de l’intervention étrangère, de la famine et de la désorganisation. L’art lui-même se tourna largement vers les masses, se pénétrant de leurs émotions et de leurs intérêts, acquérant une nouvelle emphase et de nouvelles dimensions. Ici, peut-être, le plus remarquable réside dans l’union d’un mouvement artistique de masse et d’un très grand nombre des plus brillantes personnalités créatrices, brûlant de nouvelles idées, cherchant leur place dans la réalité révolutionnaire de ces années-là. »1
C’était il y a cent ans et pourtant nous tenons à y revenir. Toujours accros et critiques à ces personnalités – politiques, intellectuel-le-s, artistes, syndicalistes, etc. – que nous pouvons louer ou dégommer à notre aise tant ils sont encore et encore des références, tant ils ont inscrit et transmis des possibles immenses offerts à une inventivité infinie. Ils furent nombreux, femmes et hommes, autour d’un redoutable petit bonhomme à casquette, chef du parti bolchevik, tous créatifs et expérimentateurs forcenés, au service de…

Et pourtant, et malgré ce que nous savons de la suite catastrophique, nous y revenons toujours à cette histoire qui « ébranla le monde », aux soviets qui ne faisaient pas de quartiers, à ceux du constructivisme et de l’Agit Prop, à la caméra de réalisateurs qui nous épatent parce qu’ils savaient la géométrie en mouvement, nous pensons à ceux qui chantaient, à leur musique et leurs Vkhoutemas qui nous inspirent encore ! Certains déçus s’exilant pour ne pas voir de près la Sibérie et d’autres collaborateurs zélés ou aveuglés, finissant par se suicider.

1 V. M. Polevoï, Paris Moscou, 1900-1930, Centre Georges Pompidou, Paris 1979.

Communication

  • Fabien ARCHAMBAULT, Maître de conférences en histoire contemporaine, Faculté des Lettres et sciences humaines, Université de Limoges.
  • Clotilde DRUELLE-KORN, Maître de conférences en histoire contemporaine, Faculté des Lettres et sciences humaines, Université de Limoges.
  • Marija PODZOROVA, A.T.E.R. en Histoire de l’art moderne et contemporain à la Faculté des Lettres et des sciences humaines à l’Université de Limoges.
  • Federico ROSSIN, Historien du cinéma.

Direction des journées

Geneviève Vergé Beaudou

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Télécharger le programme de ces 2 journées d’étude

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Les Journées d’étude sont obligatoires et font l’objet d’accréditation.
Les étudiants se doivent d’y assister dans leur totalité.

Amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | entrée libre et gratuite

 

 

 

J.E. n°20 → La Céramique Comme Expérience (CCE)

La résidence du CCE

Les 3 et 4 janvier 2017

Les arts du feu à l’heure actuelle :
rencontres entre la céramique, le verre et les langages numériques,
nouveaux lieux d’expérience et de recherche.

Ces journées d’étude sont organisées par Michel Paysant, Wendy Gers, Guy Meynard et Arnaud Borde.

Les intervenants :

  • Mick FINCH, Artiste chercheur, Directeur du BA Fine Art, Central Saint Martins College of Art, Londres
  • Michel MENU, Chef du Département Recherche au C2RMF, Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France
  • Anne BOUQUILLON, Ingénieur de recherche et docteur en géologie au C2RMF
  • Marc BORMAND, Conservateur en chef au département des sculptures, Musée du Louvre
  • Sonia LAUGIER / Les Arts codés, Ingénieur et designer, Paris

 

Consulter le programme

En savoir plus sur le Laboratoire de recherche CCE : Céramique Comme Expérience

 

J.E. professionnalisante → Enfantillages outillés

23 et 24 novembre 2016 | amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau

Journée d’étude autour du livre Enfantillages outillés (L’Arachnéen, 2016).

Enfantillages outillés présente le résultat d’une expérience menée par deux artistes, Fanny Béguery et Adrien Malcor, dans trois écoles primaires de la vallée de la Dordogne, à l’invitation de Peuple et Culture Corrèze. Les enfants dessinent, les enfants photographient : comment voir et comprendre leurs gestes ? Comment envisager les échanges entre adultes et enfants dans la situation pédagogique, mais également l’espace de pensée propre à l’enfant, son rapport au langage et à l’espace graphique ?
En fin de journée, Sandra Alvarez de Toledo présentera Cartes et lignes d’erre, traces du réseau de Fernand Deligny 1969-1979 (L’Arachnéen, 2013) dans lequel il est question non plus du geste des enfants, mais de celui des « présences proches » qui transcrivent les trajets d’enfants autistes avec lesquels ils vivent…

Enfantillages outillés. Un atelier sur la machine

Enfantillages outillés. Un atelier sur la machine de Fanny Béguery et Adrien Malcor 176 pages, 110 images

de Fanny Béguery et Adrien Malcor

/ 176 pages,  110 images /

« Dessine une machine et essaie de montrer non pas seulement à quoi elle sert, mais comment elle fonctionne. Tu ne sais pas ? Alors imagine. » Telle est la proposition que deux artistes, Fanny Béguery et Adrien Malcor, ont faite à des enfants de 4 à 10 ans dans trois écoles primaires de la vallée de la Dordogne, à l’invitation de Peuple et Culture Corrèze.
Enfantillages outillés est un livre de dessins d’enfants et sur le dessin d’enfant. Il comporte deux volets : une partie composée des dessins et photographies réalisées par les enfants pendant l’atelier, accompagnés des paroles des enfants, de leurs dialogues avec les artistes, et de récits et descriptions ; puis un texte, dans lequel Adrien Malcor analyse les enjeux de l’expérience, en mobilisant l’histoire de l’art, la psychologie de l’enfance et la philosophie des techniques. Les généralisations théoriques viennent donc après une tentative pour restituer certains processus créateurs individuels et collectifs. Il s’agit, comme Célestin Freinet en son temps, de porter la richesse de la pensée enfantine dans l’espace public. L’enfant pense, il n’est pas que pensé par les adultes. L’art est « agi » ; il se regarde et s’analyse aussi. Enfantillages outillés présente, à ce titre, une approche renouvelée de l’art des enfants et, peut-être, un regard nécessaire sur notre environnement technique.

Fanny Béguery (née en 1984) et Adrien Malcor (né en 1981) sont tous deux diplômés des Beaux-Arts de Paris et membres du groupe RADO. Fanny Béguery est photographe et musicienne, elle a conduit un atelier photographique dans un hôpital de jour avec des enfants, et un autre dans une école de Saint-Ouen ; Adrien Malcor s’est orienté vers une pratique d’écriture et de recherche au croisement de l’histoire de l’art, de la littérature et de la philosophie (il a mené des recherches sur les œuvres de James Joyce, Charles-Louis Philippe et Gilbert Simondon, entre autres). Cet atelier et ce livre sont le résultat de leur complémentarité. Ils vivent respectivement à Aubervilliers et à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Cartes et lignes d’erre. Traces du réseau de Fernand Deligny 1969-1979

En 1968, Fernand Deligny fonde un réseau de prise en charge d’enfants autistes dans les Cévennes, aux environs de Monoblet. Il propose aux adultes (ouvriers, paysans, étudiants, tous éducateurs non diplômés) qui vivent auprès d’eux jour et nuit de transcrire leurs déplacements et gestes dans les aires de séjour du réseau (des campements à ciel ouvert, des fermes). Ces cartes ne servent ni à comprendre ni à interpréter les comportements des enfants, mais à conserver la trace de leurs lignes d’erre, ces détours pour rien qui révèlent un mode d’être singulier, un autre rapport à l’espace, au temps et à la mémoire, à produire l’image d’un milieu de vie commun aux individus parlants et à ces enfants hors langage…

Cartes et lignes d'erre. Traces du réseau de Fernand Deligny 1969-1979 Descriptions des cartes rédigées par Sandra Alvarez de Toledo d’après des entretiens avec leurs auteurs. Postface de Bertrand Ogilvie. 416 pages, 185 images

Cartes et lignes d’erre. Traces du réseau de Fernand Deligny 1969-1979
Descriptions des cartes rédigées par Sandra Alvarez de Toledo d’après des entretiens avec leurs auteurs.
Postface de Bertrand Ogilvie. 416 pages, 185 images

Sandra Alvarez de Toledo est éditrice. L’Arachnéen, qu’elle a fondé en 2007, a notamment publié les Œuvres de Fernand Deligny.

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Pour en savoir plus sur les deux ouvrages (extraits, présentation détaillées etc.)

Journal de Peuple et Culture Corrèze – novembre 2016

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Diaro di un maestro par Vittorio De Seta

Federico Rossin, critique et programmateur indépendant, il a récemment collaboré avec DocLisboa, les États Généraux du film documentaire à Lussas et le Cinéma du Réel. Auteur de nombreux essais dans des ouvrages collectifs parmi lesquels :
Bellocchiana, Mostra del Nuovo Cinema di Pesaro 2005.
Luigi Comencini, Marsilio, Venise, 2007.
Il mondo realmente rovesciato. Il cinema di Frederick Wiseman, Centro Sperimentale di Cinematografia, Rome, 2008.
Associazioni imprevedibili. Il cinema di Walerian Borowczyk, Lindau, Turin, 2009.
Carmelo Bene/Marco Bellocchio, Magik Cinéma, Paris, 2009.
Alberto Lattuada, Marsilio, Venise, 2009.
Oui, c’est du cinéma / Yes, it’s cinema, Campanotto, Udine, 2009.
Passion Godard – il cinema (non) è il cinema, Centro Espressioni Cinematografiche, Udine, 2009.
Joseph Losey, Il Castoro, Milan, 2010.
De l’argentique au numérique, voies et formes de l’objection visuelle, Publications de la Sorbonne, Paris, 2010.
Wang Bing. Il cinema nella Cina che cambia, agenziaX, Milan, 2010.
Passion Godard – il cinema (non) è il cinema, Il Castoro, Milan, 2011.
Bernardo Bertolucci, Marsilio, Venise, 2011.
Marc Scialom. Impasse du cinéma. Esilio, memoria, utopia / Exil, mémoire, utopie, Artdigiland, Dublin, 2012.
Fuori norma. La via sperimentale del cinema italiano, Marsilio, Venise, 2013.
Cercando la rivoluzione Ansano Giannarelli, i film e le idee, Donzelli, Rome, 2014.
Il mouse e la matita L’animazione italiana contemporanea, Marsilio, Venise, 2014.

Projection du film (version intégrale), Diaro di un maestro (traduction littérale : Journal d’un instituteur) est le titre d’une série de 4 épisodes tournés pour la télévision italienne par Vittorio De Seta et transmis le dimanche soir sur Rai Uno les 11, 18, 25 février et 4 mars 1973. Le sujet est issu du livre autobiographique, Un anno a Pietralata, d’Albino Bernardini.

Télécharger le programme de ces 2 journées d’étude

Coordination enseignements théoriques :

Geneviève Vergé Beaudou

 

J.E. n°19 → Relire Isidore Isou

17 et 18 octobre 2016 | amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau

Isidore Isou (1925-2007) reste célèbre dans l’histoire de l’art de la seconde moitié du XXe siècle pour être le fondateur du lettrisme, mouvement parfois considéré, historiquement, comme le dernier mouvement d’avant-garde. Célébrité toute relative, cela dit, et qui souvent se limite à la seule connaissance de son nom, ou de quelques-unes de ses inventions, comme la poésie de lettres (de lettres, et non de mots), l’hypergraphie, le cinéma ciselant ou le cinéma discrépant. Fréquemment éclipsée par celles qu’elle a influencé – celles par exemple de Raymond Hains, Jacques Villeglé, Gil Wolman ou Guy Debord – l’œuvre d’Isidore Isou est longtemps restée souterraine à vrai dire, underground. Les présentes journées d’étude entendent s’inscrire dans un mouvement général de redécouverte, entamé depuis quelques années avec une série d’ouvrages publiés au Presses du réel (dont celui de Bernard Girard, Lettrisme, l’ultime avant-garde, 2010, ou celui de Fabrice Flahutez, Le lettrisme historique était une avant-garde, 2011), l’organisation d’un colloque sur Le lettrisme et son temps au centre allemand d’histoire de l’art, à Paris, en 2015, en attendant une exposition prévue en 2018 au centre Pompidou. Elles entendent adopter pour ce faire une triple perspective. En s’attachant, d’abord, à s’extraire, méthodologiquement, de l’héritage lettriste, tel qu’il continue d’exister, entretenu par les disciples d’Isou, sous une forme volontiers hagiographique, c’est-à-dire aussi comme une doxa. En se focalisant, ensuite, sur l’œuvre d’Isou lui-même, et non sur l’histoire du mouvement dont il fut le fondateur, dans l’idée qu’elle le dépasse, peut-être, ou du moins qu’elle ne s’y superpose pas exactement. En s’interrogeant, enfin, sur le sens qu’il y a aujourd’hui à revenir là-dessus à nouveaux frais, dans le contexte de la création contemporaine.

Isidore Isou / traité de base et d'éternité

Isidore Isou / traité de base et d’éternité

Communication : ABSTRACTS et BIOGRAPHIES

  • Cristina DE SIMONE

Le lettrisme d’Isidore Isou : stratégies d’une poétique de l’oralité
De l’ouvrage théorique et programmatique Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique (1947) au film expérimental Traité de bave et d’éternité (1951), il s’agira de parcourir quelques étapes de la recherche d’Isidore Isou dans l’après-guerre du point de vue de la question de la poésie-performance.

Note biographique
Docteure en Études théâtrales de l’Université Paris Ouest-Nanterre, Cristina De Simone est l’auteure d’une thèse qui retrace une histoire de la poésie-performance à Paris, de l’après-guerre à Mai 68 (« Proféractions ! Poésie en action à Paris, 1946-1969 »).
Dramaturge au Théâtre de l’Échangeur, elle prépare avec Régis Hebette une manifestation autour des paroles lettristes et situationnistes dont une première étape aura lieu en mars 2017.

Approche d’Isidore Isou, seul, à travers l’hypergraphie
Isou propose, en 1950, l’hypergraphie comme l’alternative aux arts figuratifs et abstraits, et à l’art romanesque traditionnel, notamment. Par une approche critique et pas seulement « académique » (descriptive), les motivations et les justifications théoriques sont interrogées. Quelles en sont les conséquences sur les créations d’Isou, dans son rapport au récit, à la peinture, à l’écriture… Prenant en compte le contexte historique, il s’agit d’aborder, seule, son œuvre, son idiosyncrasie, comme tout créateur est en droit de l’attendre.

Note biographique
Philippe Blanchon, né en novembre 1967, est l’auteur d’un cycle poétique, Motets, paru à La Nerthe en 2015 (Cf. NRF n°618, mars 2016). Certains livres de l’ensemble ont été édités, depuis 2005, chez différents éditeurs, comme les éditions Comp’Act. Il est aussi l’auteur d’essais, sur Joyce et Van Gogh, et de différentes traductions, notamment de Joyce, Aiken, Faulkner ou de Cummings. Son dernier recueil, Suites peintes de Martin, est paru en 2015 à La Lettre Volée.

Isidore Isou et l’Esthétique Imaginaire : regards sur des œuvres infinitésimales et supertemporelles
Dans plusieurs de ses essais sur l’art infinitésimal, super-temporel notamment, Isou écrivait que les concepts qu’il forgeait pour définir sa création, ses effets, son devenir servirait à nommer l’art du futur proche. Bien qu’il n’en fut rien, force est de constater que son art préfigure (et bien plus encore) les tendances conceptuelles. On tentera d’établir ainsi via les œuvres (d’Isidore Isou, Yves Klein, Henri Flynt, Joseph Kosuth, Art & Language entre autres) des connexions entre l’Esthétique Imaginaire d’Isou et celle des tendances conceptuelles et qu’on pourrait nommer « esthétique de l’intelligible ».

Note biographique
Docteure en esthétique et sciences de l’art, Université Paris 8. Membre associé du Laboratoire du Geste dirigé par Mélanie Perrier et Barbara Formis. Corinne Melin mène une approche historique sur l’art participatif depuis les années 1950 au niveau international, et interroge le reenactment dans les pratiques artistiques contemporaines et leur extension dans le champ du numérique. Elle a dirigé échappées, revue d’art et de design de l’ÉSA des Pyrénées – Pau-Tarbes et l’ouvrage Allan Kaprow, une traversée (2014). Corinne Melin a publié des articles dans de nombreux ouvrages collectifs. Elle prépare un essai sur les arts contemporains et le numérique en tant que matière à façonner l’imaginaire.

Le lettrisme et sa bibliothèque idéale : mise en perspective
À partir de la présentation de la bibliothèque d’Isidore Isou nous tenterons de tisser des perspectives lettristes. Comment se forge le concept de la kladologie ? Comment Isou travaille-t-il les lettres comme des signes informatiques et pourquoi ? L’inventaire de la bibliothèque personnelle d’Isou désormais conservée au Musée national d’art moderne révèle de nombreuses pistes pour approcher et comprendre le développement des théories lettristes. À partir de quelques exemples, on verra qu’ il permet de raccrocher le lettrisme à son époque et de le mesurer aux théories de son temps.

Note biographique
Fabrice Flahutez est historien de l’art, cinéaste, éditeur, commissaire d’exposition. Il enseigne à l’université de Paris Ouest Nanterre. Il est l’auteur d’une histoire du lettrisme intitulée Le Lettrisme historique était une avant-garde 1945-1953 (Les presses du réel, 2011) et avec Camille Morando de Isidore Isou’s Library. A Certain Look on Lettrism (Artvenir, 2014). Avec Fabien Danesi et Emmanuel Guy il a publié La Fabrique du cinéma de Guy Debord (Actes-Sud, 2013) et Undercover Guy Debord (Artvenir, 2013). Il est par ailleurs spécialiste du surréalisme et des groupes d’artistes après 1945 en Europe. Il dirige la publication de la revue 20/21 aux presses de Paris Ouest Nanterre.

Isidore Isou, entre nominalisme et conceptualisme
Lettrisme, art infinitesimal ou supertemporel, amplique et ciselant, lettrie, graphie, métagraphie, hypergraphie, la liste des termes inventés par Isidore Isou pour fonder son système est particulièrement longue. Cette intervention revient sur cette pratique isouïenne, afin d’en élucider les enjeux et implications.

Note biographique
Vanessa Theodoropoulou est docteure en histoire de l’art, professeure d’histoire de l’art à l’ESBA TALM (Angers) et chercheuse associée à l’HiCSA. Ses recherches portent sur le mouvement situationniste, les projets collectifs et collaboratifs, les enjeux politiques et épistémologiques de différentes pratiques artistiques contemporaines. Elle a codirigé les publications Au nom de l’art. Enquête sur le statut ambigu des appellations artistiques de 1945 à nos jours (Publications de la Sorbonne, 2013) et Le Chercheur et ses doubles (B42, 2015). Dans ce dernier, fruit d’une discussion collective entre artistes, curateurs et historiens de l’art sur leurs pratiques, sont abordées des questions épistémologiques et politiqués posées par l’institutionnalisation de la figure de l’artiste chercheur dans le contexte actuel.

Lettrisme, mystique juive et messianisme chez Isidore Isou
On se propose ici d’examiner l’hypothèse suivante : l’œuvre d’Isidore Isou, envisagée dans la pleine systématicité qu’elle revendique, c’est-à-dire sous ses aspects non seulement artistiques, mais aussi politiques, éthiques, anthropologiques et métaphysiques, procède d’une préoccupation messianique. Il s’agira alors d’étudier comment elle plonge, en cela, ses racines dans la religion juive, provenant plus spécialement d’une certaine tradition de celle : la mystique de la Kabbale, comment et pourquoi elle la repense, la réactualise dans le contexte du milieu du XXe siècle, et la mêle d’autres influences, d’autres matériaux.

Note biographique
François Coadou est philosophe, historien d’art et critique d’art, membre de l’AICA et de l’UMR STL (Lille 3, Lille 1, CNRS). Ses recherches portent sur l’histoire de la mystique et des hérésies, le hégélianisme et le marxisme, les rapports entre art et politique, et sur certaines avant-gardes historiques (dadaïsme, surréalisme, lettrisme, Cobra, Internationale lettriste, Internationale Situationniste). Il est l’auteur de deux ouvrages parus aux éditions Semiose : L’inquiétude de la matière Bruno Schulz (2007) et Le Livre des taxes (2008), ce dernier en collaboration avec Taroop & Glabel. En 2012, il a dirigé un volume collectif aux éditions de L’Harmattan, en collaboration avec Stéphanie Loncle et Olivier Maillart : La culture c’est la règle, l’art c’est l’exception. En 2015, il publie trois ouvrages : une édition des Lettres à Marcel Mariën de Guy Debord (La Nerthe), un essai de philosophie générale : Apologie de l’esprit (Editions du Carreau) et un essai sur l’œuvre de Joël Hubaut : Joël Hubaut. Un éloge de l’impureté (ENd éditions). Dans le domaine de la critique d’art, François Coadou a travaillé avec des artistes tels que Taroop & Glabel, Jan Bucquoy, André Stas, Jean Dupuy, Piero Gilardi, Philippe Durand ou Pierre Beloüin. Depuis 2015, il enseigne à l’Ecole nationale supérieure d’art de Limoges.

  • Michel GIROUD

Note biographique
Michel Giroud, peintre oral et tailleur en tout genre (paroles, mots, lettres, écritures, gestes, voix, cris, sonorités, dessins, schémas, partitions, objets, assemblages, dispositifs, vidéos, podcasts, actions interactives, conférences-action, interventions…). Historien et théoricien des avant-gardes (dada, fluxus et cie), auteur d’essais variables (Audiberti, Nougaro, Raul Hausmann, Bryen, Wolf Vostell, Filliou, Dufrêne, Artaud…), fondateur et directeur et fondateur de Kanal, journal du Tour de France (des compagnes et des compagnons des arts intermedias et transmedias, 1984-1994). Il est aussi journaliste Art press, Art vivant, Info ArTitudes, Canal, Kanal, Inter,… (membre depuis 1975 de l’Association Internationale des Critiques d’Art – AICA France), organisateur et coorganisateur de nombreuses expositions en France. Fondateur et directeur de collections (« Projectoires » 1973-1981 aux ed. Champ Libre, « L’Oeil absolu », 1974-1977 aux ed. du Chêne, « Trajectoires », 1977-1981 aux ed. Jean-Michel Place et « l’Ecart absolu » depuis 1999 aux presses du réel à Dijon. Entrepreneur en tout genre : fondateur de festivals (Mille voies/1000 voix, Poitiers, 1997…),de l’Université Nomade (depuis 1990), journaux éphémères et livres d’artistes (KaO, Non stop news, mille voies/1000 voix…), fondateur du Musée des Muses AMusées (MMAM), en 2000, in Alpina.

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Direction des journées d’études :

François Coadou

Coordination enseignements théoriques :

Geneviève Vergé Beaudou

 

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