Journées d’études 2017/2018

J.E. n°23 → 1917, et après…

Les 6 et 7 novembre 2017, l’ENSA LIMOGES a organisé le troisième volet de ses journées d’étude, « 1917, regards croisés sur la révolution bolchevik : impact et héritage ». Ce dernier volet aborde la question du post soviétisme à travers le cinéma.

Les invités :

FEDERICO ROSSIN

Federico Rossin est historien du cinéma, critique et programmateur indépendant ; il travaille régulièrement pour les festivals en France et en Europe : États généraux du cinéma documentaire de Lussas, Cinéma du réel, DocLisboa, Filmakker of Milan…

À noter qu’il sera en résidence à Tulle avec l’association Peuple et Culture, d’octobre à décembre 2017, pour l’écriture d’un ouvrage qui lui a été commandé par Actes sud sur les formes du cinéma documentaire. Au cours de cette résidence il proposera et accompagnera des projections et des formations à l’analyse de l’image mouvementée.
Federico Rossin intervient régulièrement à l’ENSA depuis 2014, non seulement dans les journées d’étude mais aussi dans les séminaires inscrits dans le cursus théoriques des étudiants A3, A4, A5.
Séminaire « Chris Marker » en décembre 2016 et séminaire « Raoul Ruiz » qu’il dirigera les 11 et 12 décembre prochains.

NICOLAS REY

Nicolas Rey ne s’appelle pas ainsi en hommage au célèbre cinéaste américain (c’est lui qui avait un pseudo), il n’est même pas le fils du cinéaste expérimental français Georges Rey (inoubliable vache qui rumine), et n’a rien à voir avec les autres Nicolas Rey de la place de Paris (pour lesquels il reçoit néanmoins beaucoup de messages).
Nicolas Rey bricole des films depuis 1993. En 1995, il contribue à la création de L’Abominable, un atelier collectif parisien de développement et tirage de films2.
En 2001, il montre son premier long métrage Les Soviets plus l’électricité qui raconte sa traversée de l’ex-URSS sur les traces de son père qui était communiste. Selon Christa Blümlinger, critique de cinéma et d’art contemporain, le cinéaste « renouvelle ainsi les traditions artistiques et artisanales du cinéma, trouvant dans des techniques et des matériaux anciens l’occasion d’un renouveau plastique, ce film se trouve opérer une sorte de réconciliation des deux avant-gardes, longtemps séparées et s’ignorant mutuellement : celle du cinéma expérimental, issue du milieu des arts  plastiques et venant de New York, et celle qui s’est formée en Europe, à la suite du cinéma moderne d’après-guerre, et qu’on pourrait appeler essayiste.»
En 2005, Rey montre Schuss ! sur le déclin économique de l’industrie, filmé dans les vallées des Alpes.
En 2012 Autrement, la Molussie, adapté d’un livre de contes sur le fascisme de Günther Anders est sélectionné à Berlin (Forum Expanded) et remporte à Paris le Grand Prix du festival Cinéma du réel. Il est en compétition à Bruxelles pour le Prix de l’Âge d’or 2012.

Filmographie :

Les quatre premiers films de Nicolas Rey sont distribués par Lightcone.
Terminus for you (1996), 16 mm, noir et blanc, 10 minutes, une bobine (110 mètres)

  • Opera mundi ou le temps des survêtements (1999), 16 mm, noir et blanc, son sur CD, une heure, trois bobines (660 mètres)
  • Les Soviets plus l’électricité (2001), Super 8 mm gonflé en 16 mm, couleur, 170 minutes, trois bobines (1925 mètres)
  • Schuss ! (2005), 16 mm, couleur, 123 minutes, deux bobines (1350 mètres)
  • En 2010, le cinéaste réalise l’image du film Ami, entends-tu ? de Nathalie Nambot, 16 mm, couleur, 55 minutes.
  • Autrement, la Molussie (2012), 16 mm, couleur, 81 minutes, neuf bobines à l’ordre aléatoire.

 

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Coordination ENSA : Geneviève VERGÉ BEAUDOU
Captation ENSA : étudiants A1, encadrés par Fabrice COTINAT

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