Nouveautés à la bibliothèque

Nouveaux horaires d’ouverture de la bibliothèque de l’ENSA Limoges

Catherine CATINUS et Aurélie MAGAR vous accueillent :

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Nouvelles acquisitions de la bibliothèque

Veuillez découvrir ci-après les 29 nouvelles acquisitions de la bibliothèque de l’ENSA Limoges, l’intégralité des notices est consultable sur le catalogue en ligne.


L’ABC de la guerre, BRECHT, Bertolt (1898-1956), Paris : l’Arche, 2015

« 88 déclinaisons d’un abécédaire monstrueux ». La relation entre textes et images y est saisissante, Brecht les appelait des «photogrammes». Ces textes ne sont pas à lire comme des légendes mais de petits poèmes à part entière, qui entrent en dialogue avec les photos. Ouvrant largement l’horizon à la pensée, ils dépassent l’actualité de l’époque pour nous parler d’aujourd’hui, et de toutes les guerres.


Aberration optique, PIPPIN, Steven, Paris : Ed. du Centre Pompidou, 2017

Steven Pippin interroge le procédé photographique en développant d’ingénieux dispositifs pour transformer des objets du quotidien en chambre noire.


Andres Serrano, Milan : Silvana ed., 2014

Provocateur et classique, religieux et blasphème : depuis toujours l’’apparente incompatibilité des opposés est présente dans le travail artistique d’’Andrès Serrano.
Le symbole de ses trente années de carrière serait le controversé Piss Christ, objet dans le monde entier de critiques intenses et d’actes de vandalisme. Œuvre d’’art parmi les plus célèbres de l’artiste new-yorkais, elle représente un crucifix immergé dans un tonneau d’urine, symbolisant le rapport ambivalent entre le sacré et l’infâme.
L’’intérêt de l’’artiste ne se porte pas seulement sur la religion mais également sur le sexe, la mort, les armes à feu, le Ku Kux Klan et tant d’’autres. Caractérisé par un style presque classique, fortement influencé par les couleurs fortes et les natures mortes de la peinture du 16ème et 17ème siècles, Serrano impressionne les yeux et l’esprit avec sa vision simple et bouleversante de la réalité et des mécanismes qui la régule. (note de l’éditeur)


Anne-Marie Schneider, Madrid : Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, 2016

Ce livre est la première monographie consacrée à Anne-Marie Schneider. Ses premiers dessins datent de la fin des années 1980. Avec le temps, et une exigence accordée à la connaissance – historique et technique – de l’’art qui est la sienne, elle aborde la peinture et le cinéma (expérimental), sans jamais abandonner le vocabulaire primordial du trait. L’œ’œuvre est assez forte pour tenir toute seule, comme en témoigne le défilé continu (et chronologique) de 230 dessins, tableaux et photogrammes. (note de l’éditeur)


Asger Jorn, , Copenhagen : Statens Museum for Kunst, 2014

The work of the internationally acclaimed artist Asger Jorn (1914-1973) has been exhibited throughout the world. Jorn was one of the originators of the international artists’ association Cobra, which rebelled against conventional art and fought for a free expression of creativity. He was central to the European development of abstract painting and politically active throughout his life. This lavishly illustrated volume addresses the contradictions in Jorn’s oeuvre as part of a deliberate artistic strategy; it presents the heterogeneity of his artistic project.


Bartleby ou La création, AGAMBEN, Giorgio, [S.l.] : Circé, 2014

Depuis sa publication, en 1856, Bartleby de Melville est gravé comme une énigme sur le seuil de la littérature américaine. La figure falote,  » définitivement perdue  » de l’écrivain qui s’est arrêté d’écrire a littéralement paralysé les critiques et a éludé avec ténacité toute explication. Quel est le message, que sans jamais le proférer, il semble vouloir nous transmettre par chacun de ses gestes ? Et quel est le sens de la formule qu’il ne se lasse pas de répéter à chaque sollicitation :  » je préférerais mieux pas  » ? Giorgio Agamben lit dans le  » je préférerais mieux pas  » de l’écrivain la formule de la puissance pure, l’algorithme d’une expérience dans laquelle le possible s’émancipe de toute raison.(note de l’éditeur)


Cimetières et tombeaux, Paris : Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2016

Régis Bertrand et Guénola Groud ont réuni autour d’eux une trentaine de spécialistes qui abordent l’’histoire et l’’évolution des grands cimetières urbains, de 1804 à nos jours. Une première partie retrace l’’évolution de ce paysage, de la cité des vivants à celle des morts, entre hygiénisme et confessions religieuses. Ensuite, treize monographies font découvrir aux lecteurs des cimetières d’’exception, d’’Amiens à la Guyane, de Marville au cimetière animalier d’’Asnières. Enfin, une troisième partie inventorie deux siècles d’’art funéraire, nous rappelant que les cimetières sont de vastes musées de plein air : architecture, sculpture, arts décoratifs… Au fil des pages, des encadrés mettent l’’accent sur des aspects aussi divers que l’’usage des fleurs, le portrait photographique ou les grands gisants politiques.


Cy Twombly, Paris : Ed. du Centre Pompidou, 2016

Sous la direction de Jonas Storsve, ce catalogue retrace l’étonnant parcours et l’œœuvre de Cy Twombly, de ses premiers travaux marqués par les arts primitifs, le graffiti et l’écriture, jusqu’à ses dernières peintures monumentales. Des témoignages et documents inédits soulignent la personnalité hors du commun de l’artiste. Son œœœuvre synthétise une richesse d’expériences rare, avec de multiples pérégrinations entre pays et cultures, et des lectures incessantes. Le livre fait une part belle à l’iconographie avec plus de trois cents illustrations dont certaines inédites (peintures, dessins, sculptures, photographies). Une chronologie originale vient compléter ce livre, émaillée de scènes de vie de Cy Twombly, racontées par Nicola del Roscio.


Dadaglobe reconstructed, [S.l.] : Kunsthaus Zürich, 2016


David Hockney, Paris : Ed. du Centre Pompidou, 2017

« Je suis convaincu qu’aucune forme de création radicalement nouvelle n’apparaîtra dans les espaces traditionnellement consacrés à l’art. Je n’entreprendrai plus rien de ce côté. Elle ne peut apparaître que sur de nouveaux supports : les écrans, les pages des journaux et des magazines. Je pense que nous entrons dans une nouvelle ère. Les nouvelles technologies sont sur le point de produire bien plus que nous le pensons. Plus, bien plus. Et je compte bien contribuer à pousser les choses en ce sens. » David Hockney.


Dictionnaire Nietzsche, Paris : Robert Laffont, 2017

 » Les mots et les concepts, écrivait Nietzsche en 1879, nous induisent continuellement à penser les choses plus simples qu’elles ne sont.  » Conscients de cette mise en garde et du danger qu’il y a à prendre les mots pour des choses, les auteurs de ce Dictionnaire ont suivi un fil d’Ariane dans le labyrinthe de la pensée nietzschéenne : toute interprétation doit être elle-même interprétée, toute valeur doit à son tour être évaluée, avec ce sens de la nuance et cet  » art de bien lire  » recommandés par le philosophe-philologue, qui était aussi artiste et médecin. Ce Dictionnaire Nietzsche, le premier d’une telle ampleur, fait pénétrer le lecteur dans le monde de la volonté de puissance, du surhumain et de l’éternel retour, dans l’univers de la tragédie et du gai savoir, dans la généalogie  » humaine, trop humaine  » des passions, des croyances, des idéaux et de la vérité elle-même. (note de l’éditeur)


Le droit à la ville, LEFEBVRE, Henri, Paris : Economica-Anthropos, 2009

L’urbain manifeste aujourd’hui son énormité, déconcertante pour la réflexion, l’action et même l’imagination. Sens et fin de l’industrialisation, la société urbaine se forme en se cherchant et oblige à reconsidérer la philosophie, l’art et la science qui ne peuvent éviter la confrontation avec cet objet nouveau. Ce qui oblige à concevoir une stratégie de la connaissance, inséparable de la stratégie politique.
Selon quel axe penser cette stratégie du savoir ? Vers l’entrée en pratique d’un droit : le droit à la ville, à la vie urbaine, condition d’un humanisme et d’une démocratie renouvelés. Ce livre fondateur a été prolongé par Espace et politique, Du rural à l’urbain, La production de l’espace. (note de l’éditeur)


L’empire du kitsch, ARRAULT, Valérie, [S.l.] : Klincksieck, 2010

« Art et littérature populaires et commerciaux faits de chromos, de couvertures de magazines, d’illustrations, d’images publicitaires, de littérature à bon marché, de bandes dessinées, de musique de bastringue, de danse à claquettes, de films hollywoodiens, etc. « . C’est ainsi que Clément Greenberg définissait le kitsch. Suffit-il pour autant de dénigrer le kitsch, de le vilipender pour le rendre détestable aux yeux de celui qui, selon l’expression d’Hermann Broch, aime à le « produire » et à le « consommer » quel qu’en soit le prix ? Certes non, car rien, à l’heure où triomphent le libéralisme libertaire et l’individualisme postmoderne, n’est en mesure de freiner son expansion et d’atténuer sa puissance séductrice. Et c’est bien cette offensive que Valérie Arrault tente de démasquer. Subtilement, elle analyse avec humour les rapports parfois ambigus, d’attraction et de répulsion mêlées, qu’exercent le phénomène Las Vegas, le richissime objet transitionnel qu’est la poupée Barbie et Disneyland, ce monde féerique et fantasmatique de Mickey dans lequel, comme le notait déjà Walter Benjamin, l’homme d’aujourd’hui est assuré de ne vivre aucune véritable expérience esthétique et intellectuelle. Mieux encore : l’art contemporain le plus actuel se fait kitsch, comme le montrent les œœuvres et les actions de Jeff Koons ou de Pierre et Gilles, attestant la puissance hégémonique du phénomène et signant ainsi sa victoire planétaire. (note de l’éditeur)


Le grand jeu à venir, ANDREOTTI, Libero (1956-….), Paris : Ed. de la Villette, 2007

Parmi les stigmatisations formulées par l’Internationale situationniste, l’urbanisme occupe une place spécifique en tant que forme spatiale de domination de la marchandise ou comme décor naturel du capitalisme. Ses diatribes et attaques constituent une véritable déclaration de guerre contre l’idéologie dominante du fonctionnalisme et du modernisme, entendue comme voie royale du progrès économique et social. Nulle part mieux que dans les transformations de l’art de bâtir, la prégnance de cette nouvelle doxa n’est manifeste. En dépit de quelques travestissements culturels, l’architecture renoue avec sa fonction politique d’inscrire la division de la société dans l’espace, imposant à chaque classe sociale sa place. Dénonciateur implacable de toute idéologie autoritaire, théoricien de la communication directe et de la participation démocratique, Guy Debord précise sa critique en dévoilant la mission stratégique impartie à l’urbanisme :  » L’urbanisme est l’accomplissement moderne de la tâche ininterrompue qui sauvegarde le pouvoir de classe : le maintien de l’atomisation des travailleurs que les conditions urbaines de production avaient dangereusement rassemblés. La lutte constante qui a dû être menée contre tous les aspects de cette possibilité de rencontre trouve dans l’urbanisme son champ privilégié. L’effort de tous les pouvoirs établis depuis les espérances de la Révolution française, pour accroître les moyens de maintenir l’ordre dans la rue, culmine finalement dans la suppression de la rue.  » C’est à une aune insurrectionnelle ludique que doivent être appréciées les thèses situationnistes, les pratiques urbaines et les projets architecturaux résolument utopiques de Constant, en n’oubliant jamais que le projet est d’abord celui d’une transformation radicale de l’ordre établi au nom du  » grand jeu à venir  » qui mettra un terme à la domination de l’économie, de l’utilitarisme et du productivisme sur la vie des hommes. L’architecture ou le projet urbain n’apparaissent qu’à titre de moyen. Pour les situationnistes, la vraie construction est celle des barricades ; et l’état d’urbanité maximum, celui de la ville en fête et insurgée. (note de l’éditeur)


Hourra ! Hourra ! Hourra !, HAUSMANN, Raoul (1886-1971), [S.l.] : Allia, 2004

« Contradiction remarquable, les Allemands sont ignobles par idéalisme ! Dans cette mesure, ils ont encore un immense avenir. » Raoul Hausmann


L’iconographie médiévale, BASCHET, Jérôme, [Paris] : Gallimard, 2008

L’image médiévale n’est pas, comme le veut l’idée commune, la « Bible des illettrés »! Critiquant les œœuvres fondatrices d’Émile Mâle et d’Erwin Panofsky, Jérôme Baschet reconsidère le concept d’iconographie : il écarte toute dissociation entre le fond et la forme et prône la plus extrême attention aux procédés plastiques par lesquels la pensée figurative dote de sens les images. À l’heure où l’usage des bases de données en ligne est en passe de modifier notre rapport aux œœuvres, le rappel de leur matérialité est loin d’être inutile car les images médiévales ne peuvent être analysées sans prendre en compte la fonction des objets dont elles sont le décor et les usages sociaux auxquels ceux-ci sont associés. L’ouvrage permet d’aborder les œœuvres visuelles de l’Occident médiéval à travers des exemples méconnus – reliefs romans de Souillac, abbaye de Saint-Savin ou portail de Bourg-Argental -, de comprendre la « cohérence » d’une œœuvre, d’analyser la structure d’ensemble indispensable pour une iconographie renouvelée. Loin des caractères stéréotypés que l’on prêtait à l’art médiéval, il fait enfin apparaître une extraordinaire inventivité des images. (note de l’éditeur)


Marcel Broodthaers, New York, New York : The Museum of modern art, 2016


Ni Dieu ni Maître, RAMONET, Tancrède, [S.l.] : Arte Éditions, 2004 [DVD]

Né du capitalisme, frère ennemi du communisme d’Etat, l’anarchisme n’a eu de cesse de souffler son vent de justice et de liberté sur le monde. Et si certains libertaires purent se changer en criminels, jouant du revolver ou faisant parler la dynamite, on oublie qu’ils furent nombreux à proposer des alternatives et initier les grandes révolutions du XXe siècle.
A partir d’’images d’’archives inédites, de document oubliés, d’’entretiens exclusifs avec les plus grands spécialistes du mouvement ouvrier, ce film exceptionnel raconte pour la première fois l’’histoire de ce mouvement qui combat depuis plus de 150 ans tous les maîtres et les dieux et qui, de Paris à New York et de Tokyo à Buenos Aires, n’en finit pas de faire trembler le monde. (note de l’éditeur)


La production de l’espace, LEFEBVRE, Henri, [S.l.] : Anthropos, 2000

Les écrits descriptifs d’espaces, de paysages, de campagnes et de villes ne se comptent plus… Sont-ils une connaissance de l’espace ? Non, répond Lefebvre qui tente ici de montrer l’unité théorique entre l’espace physique, l’espace mental et l’espace social. Chaque société produit un espace, le sien. La nôtre, forme du néo-capitalisme, a produit l’espace abstrait qui contient le  » monde de la marchandise « , sa logique et ses stratégies à l’échelle mondiale en même temps que la puissance de l’argent et celle de l’État politique. Cet espace abstrait s’appuie sur les énormes réseaux des banques, des centres d’affaires, etc. Et aussi l’espace des autoroutes, des aérodromes, des centres d’informations et de communication. Dans cet espace, la ville, berceau de l’accumulation, lieu de la richesse, sujet de l’histoire, centre de l’espace historique a éclaté. Il s’agit d’en apprécier les conséquences… Il y a vingt-cinq ans paraissait la première édition de ce livre, devenu aujourd’hui un classique tant en France qu’à l’étranger où cet ouvrage a été beaucoup traduit. (note de l’éditeur)


Queeriser l’art, MOINEAU, Jean-Claude, Paris : Art book magazine, 2016

Queeriser l’art, ce n’est pas vouloir promouvoir un art queer, si tant est que cela existe ou que cela puisse exister, et encore moins vouloir esthétiser ou « artistiser » la pensée et la pratique queer. C’est renoncer définitivement à toute ontologie comme à tout paradigme, c’est rejeter toute prétention à la catégorisation, à commencer par les catégories d’art pur et même d’art. Ouvrir des pistes, mais pas pour les refermer aussitôt, le queer ne procédant pas de la vaine recherche d’une identité de plus, même minoritaire ou « mineure », mais tout au contraire d’une entreprise de désidentitarisation, de désidentification, de critique de toute identité.
… Non pas un roman-fleuve mais un livre-fleuve, pas si tranquille que cela, un livre-montage, une sorte de cut-up théorique mixant les références les plus diverses, les plus hétérogènes, voire les plus hétéroclites. (note de l’éditeur)


Raoul Hausmann, Dadasophe, de Berlin à Limoges, , Paris : Éditions Dilecta, 2017

Raoul Hausmann (1886-1971) est l’un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l’art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l’expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l’art et la vie, postulat qui n’a jamais quitté ni Hausmann ni l’art du XXe siècle.
En 1933, l’artiste fuit l’Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu’à son décès. Avec 700 œuvres et un ensemble d’archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d’Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l’œuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l’arrière-plan historique et intellectuel qui l’a nourrie. (note de l’éditeur)


Révoltée, IAROSLAVSKAIA-MARKON, Evguénia, [S.l.] : Seuil, 2017

Voici le récit d’une vie brûlante, écrit à la hâte dans sa cellule par une jeune femme de vingt-neuf ans qui se doute qu’elle va mourir : « Si je raconte tout cela avec tant de franchise, c’est parce que je m’attends de toute manière à être fusillée ». Elle le sera en effet, en juin 1931, au « camp à destination spéciale » des îles Solovki, quelques mois après son mari le poète Alexandre Iaroslavski. « Etudiante pleine de rêves », ainsi qu’elle se définit elle-même, Evguénia, vite dégoûtée par la dictature des bolchéviks, se convainc que le monde des voyous forme la seule classe vraiment révolutionnaire.
Elle décide de vivre dans la rue et de devenir une voleuse, à la fois par conviction politique et aussi par un goût du risque qu’elle confesse. Loin de l’imagerie héroïque de la « construction du socialisme », c’est le Moscou et le Léningrad des marginaux, enfants des rues, ivrognes, prostituées, vagabonds, qu’elle nous fait découvrir dans une langue sans fioritures.


Sensorialité excentrique, HAUSMANN, Raoul (1886-1971), [S.l.] : Allia, 2005

« Tout ce que l’homme a entrepris et fait jusqu’à aujourd’hui n’était : qu’échec !!!! Une Civilisation Nouvelle ! d’urgence ! » Raoul Hausmann


Les théoriciens des l’art, Paris : Presses Universitaires de France, 2017

Comprendre l’histoire de l’art, c’est comprendre le monde des idées avec lequel elle est intimement liée. Certains individus y ont occupé une place décisive. C’est à eux qu’est consacré ce dictionnaire. Ces théoriciens sont des philosophes (Aristote, Hutcheson ou Dewey…), des historiens de l’art et de la culture (Pline, Vasari, Burckhardt…), des sociologues et des psychanalystes (Kracauer, Simmel, Freud…), des théoriciens d’arts particuliers (Jauss, Hanslick, Brecht, Semper…), mais aussi des critiques (La Font de Saint-Yenne, Diderot, Greenberg…) et des artistes-théoriciens (Alberti, Coleridge, Tolstoï, Artaud…).
Réunissant des auteurs venus d’horizons historiques et disciplinaires différents, cet ouvrage permet à tous ceux qui s’intéressent à l’art de partir d’un point de vue particulier, que ce soit celui d’une discipline académique, d’une spécialisation par période, ou d’un art singulier, pour embrasser un point de vue plus large et avoir une compréhension plus claire, plus complète et plus approfondie de l’art. (note de l’éditeur)


En toute modestie, Lyon : Fage éditions, 2017

L’exposition En toute modestie/Archipel Di Rosa présentée au Musée International des Arts Modestes est en quelque sorte la suite et le contrepoint de Plus jamais seul – Hervé Di Rosa et les arts modestes organisée quelques mois plus tôt par La maison rouge à Paris. Comme aime à le rappeler Hervé Di Rosa, président et co-fondateur en 2000 du MIAM, il n’y a pas d’artiste modeste, mais des collections, des regards modestes.
Julie Crenn, commissaire de l’exposition, a articulé ces « regards modestes » en un foisonnant archipel où dialoguent les cultures, les géographies, les formes et les langages. Il ne s’agit donc pas cette fois d’une exposition de l’artiste Hervé Di rosa, mais, « en toute modestie », d’une déambulation libre et joyeuse, sur ses pas, à travers plus de quatre-vingt oeuvres de tous bords, généreux désordre d’influences assumées, d’affinités et d’amitiés… (note de l’éditeur)


Vers un romantisme révolutionnaire, LEFEBVRE, Henri, [Fécamp] : Lignes, 2011

1957 : Henri Lefebvre prend la mesure des crimes de Staline et de l’écrasement du soulèvement ouvrier de Budapest ; il rompt avec le parti communiste. Rupture éclatante dont témoigne son grand livre La Somme et le reste et cet article jamais republié depuis : « Vers un romantisme révolutionnaire ». Où il dessine à grands traits l’homme nouveau qu’un tel romantisme appelle : un homme tournant le dos au dogmatisme, cessant d’être « en proie au passé ».
Ne séparant plus entre la politique et l’art. Demandant à l’imagination, au rêve et à la pensée de féconder la politique. Lefebvre renoue là avec l’inclination de sa jeunesse: d’une pensée libertaire proche du surréalisme. Un pont est ainsi jeté qui anticipe alors Mai 68 : « La jeunesse est en proie au possible, et le possible la dévore ». Qui anticipe des possibilités pas davantage réalisées aujourd’hui. (note de l’éditeur)


Critique de la vie quotidienne, 1. Introduction, LEFEBVRE, Henri, [S.l.] : Arche éditeur, 2009

Tous ceux qui se préoccupent de la réalité humaine, écrivains ou sociologues, psychologues ou ethnographes, cherchent le « concret ». Où se situe ce « concret humain » ? Où l’atteindre, où le saisir ? Autour de nous, ou caché dans de mystérieuses profondeurs ? Dans la ligne du marxisme vivant, Critique de la vie quotidienne apporte une réponse à cette question. Le concret humain se trouve dans la vie quotidienne : dans notre vie quotidienne.
Mais la vie quotidienne ne peut être déterminée, dans son caractère concret, que si l’on dispose d’un instrument et d’une méthode. Dans la ligne encore du marxisme vivant ce livre apporte une réponse à la question précise de l’instrument et de la méthode. Deux attitudes ont été prises en ce qui concerne la vie quotidienne par les penseurs, écrivains ou idéologues (non marxistes) : les uns, réalistes ou «populistes», considèrent la vie quotidienne comme pleine et accomplie, ses gestes les plus obscurs, ses actes et ses événements les plus répétés comme infiniment chargés de sens ; d’autres au contraire, esthètes ou métaphysiciens par tempérament ou par doctrine, déprécient la vie quotidienne au profit d’une vie, d’un autre monde, plus vrai, plus homogène (même s’ils affirment que cette autre réalité se mêle à la vie de chaque jour).
La méthode critique et dialectique du marxisme permet de restituer l’unité concrète de la vie quotidienne, une fois analysés ses deux aspects, le vide et la plénitude, la pauvreté et la richesse. Sol nourricier de toute activité supérieure, cette terre natale ne porte ni fleur ni fruit lorsqu’elle est nue et dépouillée… Pour la concevoir ainsi dans son unité contradictoire, il convient d’introduire dans l’étude de la vie quotidienne – étude spécifiquement sociologique, mais où la sociologie n’élimine pas les autres sciences sociales – des notions philosophiques.
Et notamment la célèbre notion d’aliénation, autour de laquelle se déroulent les plus importantes discussions philosophiques de notre temps. Cela oblige à concevoir de manière nouvelle les rapports entre la philosophie et les sciences sociales, ainsi que le rôle de la philosophie et la mission du philosophe.

Critique de la vie quotidienne, 2. Fondements d’une sociologie de la quotidienneté, LEFEBVRE, Henri, [S.l.] : Arche éditeur, 2014

Critique de la vie quotidienne, 3. De la modernité au modernisme, LEFEBVRE, Henri, [S.l.] : Arche éditeur, 2014

Qu’est-ce que la vie quotidienne ? des drames étouffés, des situations inexpressives et inexprimées, des événements et des histoires hors de l’Histoire. Le banal côtoyant le dramatique, ou au coeur même du dramatique. L’insignifiant plein de significations inaperçues… Pour comprendre la vie quotidienne, que faut-il ? d’abord vouloir changer la vie telle qu’elle est ; prendre donc une attitude critique.
« Pas de connaissance sans critique radicale de ce qui est. » Seule cette critique, ainsi que l’action envisagée à long terme, peuvent définir le possible, lequel permet de saisir le réel humain. En suivant ce fil conducteur, la vie quotidienne devient une sociologie de la quotidienneté (qui n’accepte pas le réel étudié, mais le déchiffre à la clarté du possible). Cette sociologie introduit des notions qui prolongent la pensée philosophique traditionnelle, mais sur un plan qui n’est plus celui de la philosophie. (note de l’éditeur)

 

 


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