MARS 2018 > Voyage d'étude en Colombie

ARC Expérience du territoire

L’ARC en 2017-2018

Ce qui arrive

 

L’ARC EXPÉRIENCE DU TERRITOIRE

Sont concernés, les étudiants en année 3, 4 et 5.

A3 art : Charlotte Alves, Camille Allemand, Anna Haillot, Siméon Droulers, Louis Zerathe, Raphaël Merlet

A4 art : Madeleine Saraïs, Alice Colin, Julien Salban-Crema

A4 design : Mellie Branchereau

A5 art : Anna Bourrec

A5 design : Mathieu Gaspar, Rémy Chaumel

Enseignants

¬ Vincent Carlier, volume, sculpture – coordinateur 4ème et 5ème années Art

¬ François Coadou, sciences humaines, philosophie de l’art

¬ Nicolas Gautron, graphisme – coordinateur 2ème et 3ème années Design

Champs de recherche

Les questions abordées sont celles de notre relation en tant qu’artistes à ce qui nous entoure, l’environnement, le paysage, ses occupants, du fait d’agir dans une société, un monde vivant et en changement. Prendre conscience et explorer les enjeux, le cadre, le territoire, tant géographique que social, écologique, politique…

Pour cela nous nous intéressons à ce qui en constitue les ressources et moyens d’agir :

  • Les modes d’organisation et de fonctionnement collectifs. Comment on fait groupe (à différentes échelles), les conditions, qualités, moyens. Quelles formes existent ou s’inventent ? Que déclenche leur mise en pratique ?
  • Quelles alternatives, autres fonctionnements en écho à ce qui arrive. Aller à la rencontre d’expériences passées et en cours (en matière d’organisation collective, de quotidien, de construction, d’apprentissage, de solidarité…)
  • Comment l’artiste, le designer prend part, se positionne, invente avec ses propres pratiques.

Nous menons pour cela des temps d’expérience, de la simple marche en passant par des rencontres ou des moments de vie partagés… Cette année nos pas nous ont embarqués de nouveau sur le Plateau de Millevaches proche et voisin de Limoges, à la rencontre des multiples initiatives autonomes et collectives qui s’y développent, tant en matière d’agriculture, d’organisations sociales, politiques, d’actions artistiques…

Nous allons en janvier 2018 à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, prendre connaissance des projets et actions aujourd’hui, mises en culture, chantiers.. et rencontrer les personnes qui les portent, prendre la mesure de ce qui est commun avec le Plateau de Millevaches sur des échelles, contextes et situations différentes mais aussi proximités et croisements. Nous poursuivrons cette semaine en glissant jusqu’à Saint-Nazaire rencontrer le lycée expérimental et les diverses initiatives artistiques qui s’y développent.

En mars, une partie de l’équipe se déplace en Colombie.

Et en parallèle conduit par François Coadou, le séminaire “Les nouvelles formes d’action dans la politique ou l’art” et les journées d’étude Henri Lefebvre en avril 2018.

 

Voyage d’étude en Colombie

Du 5 au 25 mars 2018, les étudiant inscrits à l’Atelier de Recherche et de Création « Expérience du territoire » étaient en voyage d’étude en Colombie.

Sont concernés, les étudiants en année 3, 4 et 5 :

  • A3 art : Siméon Droulers, Raphaël Merlet
  • A4 art : Madeleine Saraïs, Alice Colin, Julien Salban-Crema
  • A4 design : Mellie Branchereau
  • A5 art : Anna Bourrec
  • A5 design : Mathieu Gaspar, Rémy Chaumel

encadrés par l’équipe pédagogique :

  • Vincent Carlier, volume, sculpture – coordinateur 4ème et 5ème années Art
  • Nicolas Gautron, graphisme – coordinateur 2ème et 3ème années Design
  • Hadrien Venat > atelier volume

Les nouvelles hebdomadaires :

→ le 13 mars 2018 :

À l’issue d’une première semaine à Bogota et quelques jours passés à Subachoque (50 km au nord), nous sommes arrivés à Barichara dimanche soir après 10 heures de bus.
La semaine passée à déjà été très riche et très intense. Le programme se déroule comme prévu. Tout va bien pour tout le monde.

→ le 20 mars 2018 :

Voilà une autre semaine qui s’achève, et déjà le temps pour nous de se perdre dans les dates. 
Nos journées sont rythmées par des rencontres, des ateliers, et le vent qui se lève quand la nuit tombe. Certaines se poursuivent le soir dans l’angle des calle, nous parvenons enfin à prendre nos repères. Des sessions quotidiennes de travail collectif ponctuent ces journées où le soleil cogne. Mais le cagnard ne représente en rien un frein à nos déplacements dans Barichara. L’on se disperse aisément au grès de l’ombre et des intuitions de chacun. Certains errent sur la place principale, aiguisent leur regard, récoltent des traces, peignent des situations, suivent des inconnus, se font offrir des cartes plus précises, améliorent leur langue(s) au bar, rencontrent des ferrailleurs, charpentiers et tisserands. D’autres élaborent des jeux, des déplacements, bâtissent des murs, interrogent les artisans, font prises de vues sur prises de sons. L’on fait l’expérience de la sacralisation d’un repas, de lieux aménagés comme des salons pour visiteurs, on se sent étranger encore, toujours, peine parfois à être compris, ne se entende aka. L’on retrouve les obreros d’un chantier de construction de maison en tapia pisada, à moto rentrant chez eux, les conducteurs de touk touk apportant la gamelle et le baiser à leurs épouses au travail, les artisans-designers rencontrés la veille, au kioske à raggae tone parmi d’autres. L’on échange techniques, friandises françaises, anecdotes, fantasmes, mémoires indigènes sur fond de crissement de cigales hurlantes et de pétards de san José

L’ARC tout entier, 
Encore une fois tendu vers vous, en n’espérant ne pas rentrer si vite qu’une poignée de billets le prévoit. 
A bientôt,
Julien, Madeleine, Anna, Siméon, Mathieu, Rémy, Mellie, Raphaël, Alice, Nicolas, Hadrien, Vincent.

 

Un premier séjour a été effectué en avril 2017 de Vincent Carlier, Nicolas Gautron, Jérémie Garry et Anna Bourrec. À cette occasion, nous avons créé des liens avec divers interlocuteurs, acteurs locaux, structures culturelles et universités en arts visuels et design. Des conventions sont en cours afin de permettre la mobilité et les échanges internationaux entre l’Ensa Limoges et plusieurs institutions colombiennes.

Ce premier repérage a permis de poser les bases du programme de recherche que nous souhaitons développer dans ce territoire riche d’expérimentations et de redéfinitions politiques et sociales. Dans le contexte particulier d’un pays en situation de post-conflit, post-crise, plusieurs aspects nous apparaissent comme des pistes de recherche aussi bien artistiques que politiques et environnementales. Par exemple, le paradoxe de la préservation qu’a pu générer l’isolement du pays : que faire aujourd’hui pour envisager un développement raisonné ? Dans un contexte de développement rapide comme celui de Bogota, les enjeux environnementaux sont nombreux. Lors du voyage d’étude, nous projetons des temps de rencontre et de participation à des chantiers avec des artisans locaux, des architectes et des chercheurs, dans le cadre desquels nous souhaitons en particulier :

  • Explorer les enjeux environnementaux et écologiques en milieu urbain, dans la ville de Bogota et sur les plateaux environnants : approvisionnement et le cycle de l’eau, écologie urbaine, écologie personnelle, etc. dans le cadre d’un temps de travail en commun avec des étudiants de l’UPN, avec des artistes, sociologues et scientifiques colombiens.
  • Échanger avec des organisations de protection de la forêt tropicale andine Permacultura Colombia et Passiflora.
  • Questionner les moyens de valoriser les qualités et savoir-faire ancestraux et spécifiques des artisans de condition modeste (pratique de la maçonnerie en terre, taille de pierre, …), tout en prenant en compte les conditions de travail et en envisageant leur place au sein des organisations locales, régionales, etc.
  • Étudier et expérimenter les savoir-faire : leur modernité, l’actualité des techniques de construction traditionnelles en terre. Dans ce cadre, nous participerons à un chantier pour appréhender des techniques de construction en terre et les valoriser au regard des enjeux écologiques et thermiques dans le domaine de la construction d’aujourd’hui et de demain.
  • Effectuer une approche raisonnée de l’utilisation des ressources et de l’aménagement du territoire.
  • Questionner les modes d’éducation, le partage et à la transmission des savoirs, leurs enjeux étendus à toutes les couches de la société, à tous les âges et à toutes les pratiques.

Partenaires :

Rencontres :

à l’ENSA :

en Colombie (en projet) :

  • Daniel Nieto Sotomayor, sociologue, Permacultura Colombia et Passiflora, Subachoque
  • FLORA ars + natura, centre d’art Bogota
  • Liliana Sanchez et Cristina Consuegra, artiste et anthropologue, Bogota
  • Marcos Avila Forero, artiste
  • Simon Velez, architecte
  • Collectifs Arquitectura Expendida, Laagencia
  • Natalia Rey Cuellar, architecte, Barichara
  • Raúl Moreno Cárdenas, fondation Tierra Viva

Projets connexes pour financer le voyage :

  • Opération Café Colombie à l’école
  • Lancement crowfounding

 

 

MESSA GUERRILLERA

Sur une invitation de l’ARC Expérience du territoire, l’ENSA Limoges était heureuse d’accueillir Florent TILLON le mercredi 7 février 2018 à 17h30 pour une présentation et une projection de son film Messa Guerrillera.

Présentation de Messa Guerrillera

Road-movie extatique à travers les ruines révolutionnaires de France. La ZAD de NDDL, Rennes, Villiers-le-Bel, le Plateau de Millevaches, le monorail abandonné d’Orléans.
Autant de territoire, de lieux où se jouent le contraire des passions tristes entretenues par le pouvoir et les médias.

Voir (ci-après) la bande annonce, sortie au printemps 2017.

Amphithéâtre Jean-Jacques Prolongeau | Ouvert à tous les publics | entrée libre et gratuite

 

PLATEAU DE MILLEVACHES

Du 13 au 17 novembre 2017, traversée du plateau à pied de Eymoutiers (87) à Aubusson (23).

Rencontres :

Projets connexes :

 

NANTES SAINT-NAZAIRE

Du 15 au 19 janvier 2018

Programme et rencontres :

Projets connexes :

  • Rencontre Florent Tillon et projection Messa Guerrillera, le 7 fév. à l’ENSA
  • Rencontre l’après midi avec les étudiants de l’ARC + étudiants ENSA et CCIC du séminaire “Les nouvelles formes d’action dans la politique ou l’art” + ouvert aux autres étudiants
  • Présentation et projection du film Messa Guerillera (145 mn) à 17h30, ouvert au public

 

Séminaire LES NOUVELLES FORMES D’ACTION DANS LA POLITIQUE OU L’ART

François Coadou

Journées d’étude HENRI LEFEBVRE

16 et 17 avril 2018

Trois journées d’étude sur Henri Lefebvre, à Limoges et à Lille, en partenariat avec l’UMR STL (Lille 3, Lille 1, CNRS).

L’œuvre d’Henri Lefebvre (1901-1991) demeure aujourd’hui encore largement méconnue dans le champ philosophique contemporain. Né en 1901, proche un temps du surréalisme, avant de s’affirmer, dans les années 30 et 40, comme une figure clé du marxisme en France – mais d’un marxisme critique – sans doute fût-il victime, pour ce qui est de sa carrière et de la diffusion de sa pensée, de sa liberté d’esprit, au niveau politique et théorique, au moment où le parti communiste, en France, s’entêtait quant à lui dans une certaine fidélité à Staline. C’est l’époque – la fin des années 50 – où ses recherches croisent celles de l’Internationale situationniste, sur le rapport entre vie quotidienne et milieu, ou la conception de la révolution comme une fête, et s’orientent du côté de la recherche sociologique. Enseignant à Nanterre, il sera l’une des sources intellectuelles de mai 68. Ces journées d’étude se proposent de revenir sur les différentes facettes de cette œuvre singulière et féconde.

Édition des actes de ces journées d’étude (en partenariat avec les éditions Art Book Magazine)

––––––––

Suivre l’Atelier de Recherche et de Création « Expérience du territoire – Ce qui arrive »
 

 

 

 

L’ARC EN 2016-2017

Ce qui arrive

Quand on parle de territoire, on ne parle pas seulement de géographie physique. S’il y a bien quelque chose en effet de cela – un territoire, c’est bien sûr un certain relief, une certaine composition des sols, des caractéristiques climatiques, etc. –, il en va aussi et surtout de géographie humaine : il s’agit d’un lieu ou d’un ensemble de lieux, construits, déconstruits reconstruits, aménagés, à certains moments ou à d’autres, dans certains buts ou dans d’autres. Bref, il s’agit aussi et surtout d’histoire. Un territoire, c’est toujours la manifestation concrète – au sens où c’est la manière  dont cela prend forme, dans le détail même de ce qui fait la vie quotidienne – d’intérêts économiques, idéologiques et politiques. Mais si, en tant que tel, un territoire ouvre donc un champ donné de possibles – celui qu’autorisent, précisément, les intérêts en question –, on comprend également qu’il en ferme d’autres par le même coup. Tant et si bien qu’une critique de l’ordre établi  économique, idéologique et politique – de fait, il n’a pas grand chose pour plaire ! – ne saurait se passer, sans doute, de s’intéresser à ce niveau-là. Bien mieux, peut-être doit-elle surtout s’y concentrer, si elle ne veut pas rester abstraite, si elle ne veut pas demeurer sans cesse reportée, sans cesse ajournée à des lendemains qui chantent, qui en réalité déchantent. Et si changer le monde, c’était d’abord changer la vie quotidienne ? Et si changer la vie quotidienne, la réinventer, la recréer de manière plus heureuse, c’était d’abord réinvestir le cadre qui la détermine, ce  territoire où elle a lieux, le détourner, se le réapproprier ? Du moins sont-ce les thèses et les hypothèses qu’on se propose ici d’interroger et d’expérimenter.

Sont concernés, les étudiants en année 3, 4 et 5.

Enseignants

¬ Vincent Carlier, volume, sculpture

¬ François Coadou, sciences humaines

¬ Nicolas Gautron, graphisme – coordinateur 2ème et 3ème années Art

 

Déroulé

Séquence 1 : Dérive sur le plateau de Millevaches (et au-delà ?)

Inventée par Guy Debord et Ivan Chtcheglov au cours de l’été 1953, la pratique de dérive consiste à expérimenter autrement l’espace – un territoire – hors des sentiers balisés de l’utilité économique, sociale et politique (cf. Guy Debord, « Théorie de la dérive, Les Lèvres nues, n°9, décembre 1956, p. 6-10). Initialement déployée par les lettristes et situationnistes dans l’espace de la ville, on se propose ici de l’étendre méthodiquement à l’espace rural.
Prenant pour point de départ le village de Tarnac, on se laissera porter, à la faveur des rencontres et des ambiances successives, à travers la plateau de Millevaches, terre marquée, historiquement, par la Résistance (cf. Georges Guingouin, Quatre ans de lutte sur le sol Limousin, Paris, Hachette Littérature, 1974) et par les utopies (cf. Utopies en Limousin, Limoges, Les Ardents éditeur, 2014).

Séquence 1 / du 7 au 10 novembre 2016

En ce mois de novembre, une quinzaine de personnes ont passé une semaine à écumer les associations de la montagne limousine… Ce n’étaient pas des touristes, mais des étudiants et trois professeurs de l’École nationale supérieure d’art de limoges, qui venaient dans le cadre de leur atelier de recherche en art autour de la notion de « territoire ».
Ils sont venus à Radio Vassivière le dernier jour de leur périple…

Écoutez-les !

 

 

Annexe 1 / Semaines du 14 novembre 2016, du 27 février et 15 mai 2017 / Workshop « Une École d’art en 2017 » avec Formes Vives :

Modesta collective – une proposition divertissante pour une école d’art de son temps, 150 ans après la naissance du Capital (et de l’école d’art de Limoges).

Nous proposons de prendre le chemin de l’école à la ferme, avant de revenir à l’école. Nous créerons un collectif, pour vivre et travailler ensemble, un kibboutz nomade, d’artistes curieux et touche-à-tout, un début de bolo’ dont l’objet est d’ouvrir une voie personnelle, une voie que vous pourrez appeler par exemple école d’art si vous le souhaitez. Nous inventerons des formes  ensemble, ici et là, utiles et inutiles, surprenantes et ambitieuses, nous croiserons les pratiques, nous préparerons des fêtes, nous nous enivrerons de lectures, de rencontres, de banquets, nous travaillerons la terre comme nous bricolerons des machines, nos vies en sortiront transformées — ce que nous ne manquerons pas de vous faire partager. Atelier Formes Vives (mai 2016).

MAIS QUE S’EST-IL PASSÉ CETTE SEMAINE LÀ…

Annexe 2 / Semaine du 12 décembre 2016 / Workshop avec Philippe Robert « Le déplacé »*

Partant du constat qu’on parle d’une maison d’édition, la supposition initiale de ce workshop est qu’éditer a quelque chose à voir avec habiter. Mais comme il y a plusieurs manières d’habiter le monde, il y a peut-être plusieurs manières d’y éditer. À l’idée de maison d’édition – avec ce que cela suppose, entre autres, d’immobilité, d’ancrage dans un lieu, et pas un autre, on voudrait ici  substituer celle de cabane d’édition, avec ce que cela peut impliquer, par contre, de possibilité de se déplacer. Au cours de ce workshop, qui se terminera par une restitution publique, vendredi 16 décembre 2016, dans le cadre de Co-Libris, on proposera donc de partir de cette notion de déplacement, ou mieux, car elle est peut-être plus ambiguë, et par-là plus riche, de celle de déplacé.

Séquence 2 / Semaine du 18 avril 2017 : Architecture vernaculaire, auto construction

À partir des réflexions (rencontres, hypothèses, envies, opportunités…) menées pendant les premières phases de l’ARC, un chantier de construction vernaculaire sera lancé, pour expérimenter en action les notions convoquées (détourner, se réapproprier, habiter…). En plus de ces séquences et annexes, l’ARC programmera des séances courtes (une ou deux heures, une demi-journée, une journée) pour des discussions, projections, conférences.


 

Voyage d’études en Colombie

Un voyage à Barichara (Colombie), en partenariat avec Artepolis et l’Université Santo Tomas de Bucaramanga. Du fait de ses spécificités topographiques, la région de Barichiara est longtemps restée à l’écart des grands axes de communication colombiens. La région a conservé des savoirs faire locaux de construction en terre. Des techniques comme la tapia pisada ou le bahareque ont traversé le temps, grâce à une transmission de maestro à maestro. Aujourd’hui encore, la région résiste en partie à la standardisation de la construction rapide et bon marché et conserve une culture architecturale locale très spécifique qui s’accorde avec bon nombre de nos préoccupations globales : bilan écologique exceptionnel de la terre, usage de ressources locales et réemploi de matériaux…

Depuis le 29 mars et jusqu’au 16 avril, l’ARC Expérience du Territoire, expérimente les terres de Colombie.

Nouvelles du 30 mars 2017 :

Notre corps est une planète, première rencontre avec le père noël bleu avec un enfant de 12 ans à l’intérieur. 

Première journée : rencontre avec le Doyen et la responsable des relations internationales de la Universidad Pedagogica de Bogota (une des 5 Universités publique de Bogota, 30 000 étudiants), qui sont très enthousiastes. 
como como lo que como ? Como ?
Ici se prendre dans les bras est important. S’engager aussi. On apprend la permaculture du corps. Patchama. 
Avis : il y a des restaurants végétariens, beaucoup.
Comment être dans un territoire, quel rapport à l’environnement, comment vivre ensemble et  quelle est la place de l’art là dedans, est ici une préoccupation essentielle. On est bien contents.
On a trouvé des empanadas au fromage mais c’était pas facile.

La tribulacion en Bogota

 

Nouvelles du 4 avril 2017 :

Buenos dias el grupo de investigation « experiencia del territorio, lo que ocurre », y los otros amigos.
Nous allons bien. 
Nous sommes à Barichara depuis dimanche. Super accueil. Il fait très chaud maintenant. Les problèmatiques sont très différentes de celles de Bogota. On est ici dans un territoire rural assez isolé, avec des nouveaux ruraux et des claro locaux. 
On prépare le terrain.
Nous effectuons un tour de rencontres des artisans. 
Nous avons rencontré :
Une fabricante de chapeaux,
Un tisserand,
Un atelier de fabrication de papier,
Un constructeur de meubles, maisons, et sculptures,
Un architecte,
Des tailleurs de pierre,
Des fabricants de tuiles romaines,
Des maçons qui font de la construction en terre,
Nous avons identifié (et nous verrons) :
Des céramistes,
Une vannière,
Une designeuse,
Des gens qui nous parlent de l’histoire de ce territoire, des conditions et projections sociales de travail, des organisations collectives.
Ça avance.
On voit ça en rentrant mais ça va être chouette !

La tribulacion, c’est une équipe pédagogique, Nicolas Gautron, Vincent Carlier, Jérémie Garry ; une étudiante, Anna Bourrec ; accompagnés de Abdou Oudjedi, créateur du projet et président de Artepolis (Centre de convention et de formation pour l’art et la culture à Barichara, en Colombie. Artepolis est un espace de rencontre et de communication pour des femmes et des hommes de différents pays et de cultures différentes, car, tout simplement, échanger et se comprendre pour mieux vivre ensemble sur cette planète partagée, est une nécessité).

Des images abajo y tambien aqui

 

 

Encore un projet pour 2016-2017 …

Trois journées d’étude sur Henri Lefebvre, à Limoges et à Lille, en partenariat avec l’UMR STL (Lille 3, Lille 1, CNRS).
Invités possibles : Etienne Balibar, Rémi Hess, Pierre Macherey, Patrick Marcolini, Frédéric Thomas.
L’oeuvre d’Henri Lefebvre (1901-1991) demeure aujourd’hui encore largement méconnue dans le champ philosophique contemporain. Né en 1901, proche un temps du surréalisme, dans les  années 20, avant de s’affirmer, dans les années 30 et 40, comme une figure clé du marxisme en France – mais d’un marxisme critique – il fut par la suite victime, pour ce qui est de sa carrière et de la diffusion de sa pensée, de sa liberté d’esprit, au niveau politique et théorique, au moment où le parti communiste, en France, s’entêtait quant à lui dans une certaine fidélité à Staline. C’est l’époque – la fin des années 50 – où ses recherches croisent celles de l’Internationale situationniste, sur le rapport entre vie quotidienne et milieu, ou la conception de la révolution comme une fête, et s’orientent du côté de la recherche sociologique. Enseignant à Nanterre, il sera l’une des sources intellectuelles de mai 68. Ces journées d’étude se proposent de revenir sur les différentes facettes de cette oeuvre singulière et féconde.

Une édition des actes de ces journées d’étude (en partenariat avec les éditions Art Book Magazine)
Une édition-synthèse des recherches menées pendant l’ARC

 

Projets

L’ARC inaugure, en 2016-2017,  un cycle de deux ans, qui se prolongera en 2017-2018.

 

Bibliographie

  • Comité invisible, L’Insurrection qui vient, Paris, La fabrique, 2007.
  • Comité invisible, À nos amis, Paris, La fabrique, 2014.
  • Comité invisible, Maintenant, Paris, La fabrique, 2016.
  • Guy Debord, Œuvres, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2006.
  • Habiter poétiquement le monde, Villeneuve-d’Ascq, Musée d’art moderne Lille Métropole, 2010.
  • Internationale situationniste, Paris, Fayard, 1997.
  • Henri Lefebvre, Critique de la vie quotidienne. Introduction, Paris, L’Arche, 1958.
  • Henri Lefebvre, La Production de l’espace (1974), Paris, Anthropos, 2000.
  • Marcel Mariën, L’Activité surréaliste en Belgique, Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1979.
  • Raoul Vaneigem, Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations (1967), Paris, Gallimard, coll. « folio actuel », 1992.
  • Raoul Vaneigem, Le Livre des plaisirs (1979), Bruxelles, Labor, 1993.
  • Raoul Vaneigem et Gérard Berréby, Rien n’est fini tout commence, Paris, Allia, 2014.

 

 

 

L’ARC EN 2015-2016

Réfléchir ce qui arrive

ARC Réfléchir ce qui arrive

 

Cet atelier s’inscrit en prolongement de l’ARC Expérience du territoire développé à l’école depuis 20XX.
Il prolonge les questions abordées de perception, représentation et relations au monde.
Il fait suite également à différentes préoccupations et modes opératoires engagés l’année passée où l’édition (au sens large de produire une forme publique, faire paraître, publier, afficher, envoyer, porter la voix, diffuser, transmettre, échanger, rendre public…) a joué un rôle actif en accompagnement des projets et de la recherche : l’édition comme outil d’expérience et d’exploration du territoire, qui projette, interagit, restitue, met en commun.

 

Enseignants

¬ Vincent Carlier, volume, sculpture

¬ Nicolas Gautron, graphisme – coordinateur 2ème et 3ème années Art

¬ Sonia Marques, création multimédia

Éditer comme acte graphique

Le graphisme joue un rôle actif à plusieurs niveaux :

  • comme interface, passeur entre un domaine et un public, lecteur…
  • un graphisme qui reçoit, interprète, remet en jeu
  • qui accompagne, participe, influe sur les projets
  • un graphisme partagé, collectif, qui donne les outils, donne la parole

D’un graphisme actif, cette notion se concentre aujourd’hui sur l’acte d’éditer.
L’édition définie comme le bras armé, agissant, pensant du graphisme.
Éditer pour rendre visible, rendre public, exposer, mettre en partage, en débat.

L’édition comme outil à chaque étape du projet :

  • l’édition comme prémisse, qui précède l’action, pose un contexte, une partition, croise des hypothèses
  • l’édition qui accompagne, commente en direct (une transcription permanente de tout), constate, révèle, rend visible, contribue à une lisibilité, à des circulations, articulations, orientations
  • l’édition qui restitue, rend compte, assemble, compile, fait sens, produit encore.

Faire avec

L’édition toujours au service de, en relation avec différents domaines, sujets, groupes, communautés, pratiques, besoins : éditer un projet, une expérience, un territoire, un fait, un état, une situation, une actualité… Confronter le graphisme à d’autres pratiques, amorcer des chantiers, créer des rencontres, solliciter des collaborations pour éditer ensemble.
→ Voir → Faire Avec

Réfléchir ce qui arrive

L’ARC Réfléchir ce qui arrive pose l’édition comme outil pour appréhender le monde.
Quelle relation au territoire, à l’environnement social, économique, géo-politique…, à ce qui nous entoure, à ce qui se passe, au quotidien, aux événements.
Comment nous recevons, interprétons et renvoyons ce qui arrive.
Qu’est-ce que nous percevons et comment nous agissons.
Comment le graphisme et l’édition occupent un rôle actif comme interface, passeur, interprète et acteur.

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PROGRAMME 2015-2016

Phase 1 : 2-6 novembre 2015
Phase 2 : 14-18 décembre 2015
Phase 3 : 22-26 février 2016
Phase 4 : 2-4 mai 2016

 

 

L’ARC EN 2014-2015

ici et partout à la fois

Unité d’enseignement : problématique et méthodologie de la recherche

Enseignants :

¬ Nicolas Gautron, graphiste
¬ Vincent Carlier, artiste

Contenu :

Longtemps définis par des limites ou des frontières, le territoire est aujourd’hui un  concept pluriel et évolutif qui peut désigner une multitude d’espaces ou de contextes.
L’idée est aujourd’hui partagée qu’aucun territoire n’est donné, mais qu’il est construit, soit par l’expérience de ses acteurs soit par les structures sociales et spatiales plus lourdes et plus complexe qui le font.
Dans leur Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, Jacques Lévy et Michel Lussault nous disent que le territoire est un agencement de ressources matérielles et symboliques capables de structurer les conditions pratiques de l’existence d’un individu ou d’un collectif social et d’informer en retour cet individu ou ce collectif sur sa propre identité.
On pourrait poursuivre en remarquant que les acteurs ou les structures qui construisent un territoire sont aujourd’hui de plus en plus mobiles. A l’heure de la mondialisation, il est important de relier la notion de territoire à celles de mobilité et de mise en réseau (des  biens, des personnes, des savoirs, des cultures…).
Dans un premier temps, il s’agira de mettre en œuvre un laboratoire d’analyse du territoire qui nous est proche. Par des démarches d’observation, d’exploration, et d’analyse, nous questionnerons nos rapports au territoire(s) investis, afin d’en dégager des approches personnelles et collectives. Comment se positionner ? Quel(s) rôle(s) à jouer ? quel(s) rôle(s) à inventer ? Le dépaysement sur le territoire très proche.
En parallèle, nous ne pourrons pas nous contenter d’une simple mise en expérience spatiale ou contextuelle détachée des moyens et préoccupations actuelles. Il sera donc envisagé le développement d’une exploration du ailleurs, pour l’instant localisée ici,
comme un premier voyage immobile. Quels liens à mettre en place ? Comment ? Vers où ? Vers quoi ? Avec qui ? Cette étape s’inscrira comme la préparation d’un possible  déplacement à venir.

Objectifs :

  • Expérimenter toutes les étapes d’un travail de recherche par leur mise en œuvre directe,
    collectives et partagées.
  • Inventer les modes de restitutions et de diffusion de la recherche, qu’elle soit aboutie ou en cours.
  • Se risquer positivement à la mise en question et à l’invention de la recherche en art, en  explorant son caractère expérimental, prospectif et non formaté.
  • Susciter une prise d’autonomie professionnalisante des étudiants  grâce à leur  participation à toutes les étapes du travail (identifier et trouver les moyens pour chaque étape, de la définition à la restitution du projet).
  • Développer la transversalité et la complémentarité entre les étudiants par la mise à profit de leur différents cursus (art, design, ccic).
  • S’interroger sur le rôle de l’artiste aujourd’hui et son rapport au monde.

Références documentaires :

Modalités :

1er semestre
Semaine 46 / du 12 au 14 novembre 9h-18h
Semaine 51 / du lundi au vendredi / 9h-13h et 14h-18h
Semaine 7 / du lundi au vendredi / 9h-13h et 14h-18h

Évaluation :

  • Implication et investissement dans les différentes phases de la recherche. Qualités des
    réalisations.
  • Capacité d’analyse, de communication et de restitution.
  • Qualité de l’appropriation du travail en regard du projet personnel développer par l’étudiant en phase projet.

Sont concernés :

les années 3, 4 et 5 art et design / Master 2 CCIC

Crédits :

Voir modalités par année dans les tableaux de répartition des ECTS mentionnés dans le livret étudiant 2014-2015.

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