Image : visuel des Journées d'études "du père Castor à Baïka magazine, réalisée par Violène Dodeux, étudiante

Journées d’études 2018/2019

Du père Castor à Baïka magazine

Les 10 et 11 décembre à l’ENSA Limoges se dérouleront les journées d’étude Du père Castor à Baïka magazine.

Les journées d’étude convoqueront les questions de l’éducation nouvelle, du choix esthétiques des albums et des albums-jeux, le rapport à l’ethnologie et aux sciences, le travail des illustratrices autour d’un thème central : le métissage culturel, l’aventure, l’exploration…

** La médiathèque du Père Castor

Fonds, constitué de documents de formes et supports très variés (notes, correspondances, illustrations, imprimés, enregistrements, photographies, dessins…) regroupe des matériaux de réflexion pédagogique qui ont abouti progressivement à la création concertée, collaborative, mais fortement structurée et réfléchie, de ce que l’on connaît mieux sous le nom d’« albums du Père Castor ».

Ces livres de jeunesse auxquels créateurs russes, allemands, polonais, tchèques, hollandais, suédois, belges et français ont collaboré, sont aujourd’hui considérés comme des classiques de la littérature enfantine, traduits dans un grand nombre de langues. Ils ont rendu, avec les jeux éducatifs conçus par l’Atelier du Père Castor, efficients et accessibles au plus grand nombre, les acquis théoriques des pédagogues du mouvement de l’Éducation nouvelle.

Les archives du Père Castor, complètes et remarquablement conservées, constituent une mémoire exemplaire et rare de la révolution de la pédagogie au XXe siècle.

Les archives du Père Castor viennent d’intégrer le registre mémoire du monde de l’UNESCO.

** Baïka Magazine

Baïka Magazine (fondé en 2015) est un trimestriel qui mêle fiction et documentaire pour sensibiliser les 8-12 ans à la diversité culturelle et à ses richesses. À travers des récits mythologiques, des rencontres avec des aventuriers, des reportages, de la bande dessinée et des jeux, le magazine éveille ses lecteurs aux textes fondateurs d’autres cultures et élargit les horizons.

Communication

  • May ANGELI : auteure et illustratrice de livres à destination de la jeunesse, May Angeli a fait ses premières armes aux éditions de la Farandole puis au Père Castor et a d’abord travaillé à la gouache, à l’encre et à l’aquarelle, mélangeant parfois ces différentes techniques. C’est aux  éditions du Sorbier qu’elle publiera ses premières gravures, avec Histoires comme ça de Rudyard Kipling. Elle a aussi pratiqué la gravure sur bois en noir et blanc pour deux romans de Jules Verne, L’Invasion de la mer et Le Rayon vert. Plusieurs de ses albums en xylographie ont été primés ou sélectionnés à Bologne, à la Foire Internationale du livre pour enfants, et à Bratislava, à la Biennale de l’illustration. A Moulins en 2013, elle a reçu le Grand Prix de l’Illustration pour Des Oiseaux. Elle a également travaillé pour des films d’animation, des spectacles de marionnettes et le cinéma.
  • Joëlle BOURLOIS : Conservatrice générale des bibliothèques, elle est actuellement en poste en qualité de conseillère livre et lecture à la DRAC Nouvelle Aquitaine (site de Limoges). Auparavant directrice du SCD de l’Université de Limoges ; responsable de la bibliothèque de recherche de l’Université de technologie de Compiègne et responsable du dépôt légal multimédia à la Bibliothèque Nationale.
  • Iris CLÉMENT : après une formation en Sciences de l’art à l’Université Panthéon-Sorbonne, puis plusieurs années en tant qu’assistante galeriste et responsable d’un espace de créateurs à Paris, elle s’oriente vers la documentation et les archives. La richesse du fonds des archives du Père Castor lui permet de concilier son goût pour la valorisation d’œuvres originales et patrimoniales.
  • Bernadette GERVAIS : auteure et illustratrice, elle est en résidence à la médiathèque intercommunale de Meuzac et à l’ENSA de Limoges entre octobre 2018 et mars 2019. Elle mettra en oeuvre un livre pour enfant en relation avec les archives du Père Castor classées patrimoine Mémoire de l’Unesco. Elle se consacre depuis une vingtaine d’années à l’illustration de livres pour la jeunesse. Passionnée de livres anciens pour enfants, elle écume les bouquineries et les vide-greniers à la recherche de vieux albums et de manuels scolaires. Elle a publié une centaine de livres, notamment avec Francesco Pittau (Pittau/Gervais), et nombre de ses albums ont été traduits à l’étranger.
  • Meggy LACASSAGNE : après avoir travaillé dans les domaines de l’action culturelle, du patrimoine et de la lecture publique, Meggy Lacassagne, dirige aujourd’hui le réseau de lecture, le parcours de découverte et les archives du Père Castor à Meuzac (Haute-Vienne).
  • Natacha LEVET : est maîtresse de conférences à l’Université de Limoges. Formatrice à l’ESPE de Limoges, elle assure des cours sur la littérature de jeunesse pour les étudiants de licence et de master. Ses travaux portent sur la fiction criminelle et sa circulation en Europe du XIXè au  XIè siècle, le roman noir français, le roman policier pour adolescents. Elle a publié en 2012 aux éditions Autrement Sherlock Holmes. De Baker Street au grand écran.
  • Noémie MONIER : éditrice, rédactrice en chef et auteure du magazine Baïka. Après avoir travaillé dans plusieurs maisons d‘édition, Noémie fonde la sienne et y publie la revue pour enfants Baïka, spécialisée dans le voyage et l’ouverture culturelle.Elle est l’auteure des Contes de Baïka (Éditions des Éléphants, octobre 2018).
  • Lola OBERSON : directrice artistique, graphiste, maquettiste, illustratrice du magazine Baïka. Après avoir parcouru l‘Amérique centrale à la recherche de recettes (Carnet de recettes de Mexico au Panamá, Pyramyd), elle part avec Erwan voir le monde. Ensemble, ils résistent à une tempête islandaise, prennent le Transsibérien, campent avec des nomades mongoles et voguent sur l’Amazone. Ils posent ensuite leurs valises pleines de dessins et de photos au pied du mont Ventoux, et s‘entourent d’enfants et de vignes. Ses journées sont colorées par sa famille, un potager, des poules, des dessins et parfois un peu de pyrogravure.
  • Federico ROSSIN : est programmateur, critique, qui collabore avec plusieurs festivals en France et en Europe, dont le festival du Réel, les États généraux du cinéma documentaire de Lussas, le festival de films indépendants de Lisbonne. Il est également intervenant à l’ENSA pour l’année 2018/2019.
  • Atelier Graphoui : collectif de cinéastes établi à Bruxelles, atelier de production audiovisuelle et centre d’expression et de créativité, c’est un véritable laboratoire de sons et d’images. Il est actif dans la production et la formation depuis 1979. Partant de sa pratique du cinéma d’animation, il développe un travail de réalisation, de production et de réflexion sur le langage audiovisuel. Il met en place des ateliers de création sonore et de films d’animation et travaille essentiellement avec des enfants. En 1994, il est reconnu comme ONG (Organisation Non Gouvernementale) pour les projets qu’il réalise dans les pays en voie de développement.

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Direction des journées d’études par les professeures :

 

 

Portrait de l’artiste en cartographe

→ Lundi 5 novembre 2018

Visuel de la journée d'étude "Portrait de l'artiste en cartographe"

Présentée comme l’instrument de mesure par excellence, la carte a longtemps constitué le socle d’une certaine vision du monde, pour ne pas dire d’une certaine visée sur le monde. Jamais innocente, elle a traduit sur le papier la place que les uns s’attribuaient et le rapport qu’ils entretenaient aux autres. En 1974, Arno Peters provoqua un séisme. Dans une carte devenue célèbre, il s’était efforcé de rétablir l’équilibre entre les hémisphères, bouleversant la vieille image d’une planète centrée sur le nord. Les artistes ne tardèrent pas à s’engouffrer dans la brèche. Certains avaient d’ailleurs précédé Peters. Les variations autour de la carte allaient devenir un motif dominant de l’art contemporain. Il existe aujourd’hui des centaines, des milliers d’œuvres qui jouent et se jouent de l’image que les cartes relaient. On a émis l’hypothèse que celles-ci étaient désormais aussi stimulantes que les natures mortes pour les peintres baroques. Il n’est pas certain que ce jugement soit excessif. C’est ce que démontrent Brigitte Williams, Mira Sanders, Till Roeskens et Julien Discrit, les quatre artistes qui vont intervenir lors de cette journée, ainsi que le géographe Jean-Baptiste Maudet et le comparatiste Bertrand Westphal.

Communication :

  • Mira Sanders, « Naviguer dans la Vallée Dorée le long d’un saumon au crâne tondu et des petits ânes comiques »
  • Bertrand Westphal, « Heidsieck : variations sonores autour d’une carte invisible »
  • Julien Discrit, « Projections : le monde et son ombre portée »
  • Brigitte Williams, « Effacer la subjectivité de l’artiste en cartographie »
  • Jean-Baptiste Maudet, « La cARTo : regard géographique sur les relations art et cartographie »
  • Till Roeskens, « Plan de situation »

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Organisateurs :

ENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00