Photo d'Henri Lefebvre, philosophe

Journées d’études 2017/2018

L’œuvre d’Henri Lefebvre

→ Les 16 et 17 avril 2018

Organisation : François Coadou

L’œuvre d’Henri Lefebvre (1901-1991) demeure aujourd’hui encore largement méconnue dans le champ philosophique contemporain. Né en 1901, proche un temps du surréalisme, dans les années 20, avant de s’affirmer, dans les années 30 et 40, comme une figure clé du marxisme en France, mais d’un marxisme critique, il fut par la suite victime – pour ce qui est de sa carrière et de la diffusion de sa pensée – de sa liberté d’esprit, au niveau politique et théorique, au moment où le parti communiste, en France, s’entêtait quant à lui dans une certaine fidélité à Staline. C’est l’époque – la fin des années 50 – où ses recherches croisent celles de l’Internationale situationniste, sur le rapport entre vie quotidienne et milieu, ou la conception de la révolution comme une fête, et s’orientent du côté de la recherche sociologique. Enseignant à Nanterre, il sera l’une des sources intellectuelles de mai 68. Ces journées d’étude se proposent de revenir sur les différentes facettes de cette œuvre singulière et féconde.

Invités :

  • Grégory Busquet 
    Grégory Busquet, docteur en urbanisme, est maître de conférences en sociologie et en études urbaines à l’Université Paris Nanterre. Chercheur à l’UMR CNRS LAVUE, il travaille sur le droit à la ville et les relations entre espaces et politiques, à travers la politique de la ville, les luttes urbaines et les mémoires collectives à France et en Grande-Bretagne.
  • Patrick Marcolini
    Patrick Marcolini est maître de conférences en esthétique à l’Université Paul-Valéry – Montpellier 3, et membre du laboratoire RIRRA21. Ses recherches portent sur les croisements entre art et politique du 19e siècle à nos jours, et en particulier sur le mouvement situationniste. Il a notamment publié Le Mouvement situationniste (éd. L’échappée, 2012).
  • Claire Revol
    Claire Revol est maîtresse de conférence à l’Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine et membre du Laboratoire Pacte. Son travail de thèse en philosophie (2015) s’intitule « La rythmanalyse chez Henri Lefebvre (1901-1991) : contribution à une poétique urbaine » et procède à une lecture globale de l’œuvre de l’auteur pour comprendre les écrits sur la rythmanalyse non pas comme une méthodologie qualitative d’observation des rythmes et des temps mais comme une utopie expérimentale en quête d’un espace-temps approprié à même de métamorphoser la société urbaine. Elle développe un travail de recherche sur l’espace et le temps habité à partir de la philosophie et à l’interface des pratiques d’aménagement. Elle défend une approche poétique de l’habiter dans un monde complexe marqué par les changements environnementaux globaux pour comprendre ce qui agit, ce qui est à l’œuvre, ce qui peut se transformer et se métamorphoser par l’action individuelle et collective.
  • Frédéric Thomas
    Chercheur au Centre tricontinental (CETRI) et membre du comité de rédaction de Dissidences, travaille sur Rimbaud, le surréalisme, les mouvements historiques d’avant-garde et, plus globalement, sur les liens entre art et politique. Est l’auteur entre autre de Marx et Rimbaud : une rencontre surréaliste (L’Harmattan, 2007) et de Salut et Liberté, Regards croisés sur Saint-Just et Rimbaud (Aden, 2009), pour lequel il a obtenu le Prix quinquennal de l’essai de la Fédération Wallonie Bruxelles.

= = = = = = = = = = = = = = = = = = =

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME

Direction des journées d’étude : François Coadou, philosophe, historien d’art et critique d’art, enseignant à l’ENSA Limoges.

 

 

 

« Autres voies »

→ les 12 et 13 mars 2018

visuel Journées d'étude "autres voies"

1er temps : Variations autour de l’organisation du travail et des pratiques en Design.

Ces journées d’études souhaitent explorer les transformations et les mutations qui traversent la pratique du design. De nouvelles organisations et un nouveau rapport au travail pose en corolaire des choix de vie et révèlent un positionnement qui fabrique non seulement un discours foisonnant mais dessinent également des territoires d’action qui disent une forme d’engagement.

2eme temps : Expérience: Atelier « l’expérience du souci » avec Valentin Martineau du groupe Bam. Du 23 au 27 avril 2018 sur inscription.

Invités :

  • Christophe ANDRÉ et Nolwenn LE NIR / Entropie
    Vers un design libre
  • Valentin MARTINEAU
    Design: entre pratique et profession. L’éthique, au cœur de la conduite du designer ?
  • Adrien DEMAY
    Design de services ou design au service des territoires
  • Fabien REIX, Sociologue
    Entre ancrage territorial et désir d’autonomie. Pistes de réflexion sur les nouvelles carrières entrepreneuriales

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME

Direction des journées d’étude : Indiana Collet Barquero, histoire du design, suivi des mémoires – coordinatrice 4eme année Design – 5eme année mention Design d’objet.

 

 

 

Le Daily Bul (1955-2014) :
six décennies (ou presque) d’éditions et d’activités en Belgique (et ailleurs)

→ le 28 février 2018

Fondé en 1957 à La Louvière, en Belgique, par Pol Bury (1922-2005) et André Balthazar (1934-2014), dans la lignée de l’Académie et des Éditions de Montbliart instituées par les mêmes quelques années auparavant, le Daily Bul, d’abord une revue, puis des tracts, des livres, des affiches, s’est voulu le lieu d’un contre-pouvoir aux circuits artistiques officiels ou dominants de l’époque. La présente journée d’étude se propose d’interroger ses activités – qu’elles soient éditoriales ou qu’elles soient d’ailleurs d’une autre nature, cherchant alors à comprendre leurs rapports – en les examinant dans les textes, en contexte et dans leur rapport à certains prédécesseurs, contemporains ou possibles héritiers.

François Coadou

Journée d’étude liée aux travaux menés par l’Atelier de Recherche et de Création, ARC  « Type de support : livre d’artiste etc. »

Communication :

  • François Coadou
    Essai d’analyse stéthoscopique du continent Bul
  • Xavier Canonne
    Avant le Daily-Bul : Surréalisme en Hainaut
  • Marc Décimo
    Penser Belge. Penser pataphysique
  • Didier Mathieu
    Présentation de l’exposition
    « publications en séries » éditées en Belgique dans les années 60, 70 et 80
    «Premier rang», 26 février – 19 mars 2018

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME

Image : Pol Bury et André Balthazar

Deux types de penseurs bûl Pol Bury et André Balthazar Photographie illustrant l’article La légende du Daily Bul in : Chroniques de l’Art vivant n° 2, Paris, mai 1969. Directeur : Aimé Maeght. Rédacteur en chef : François Chevallier.

Cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre d’un partenariat du cdla (Le centre des livres d’artistes) et de l’ENSA Limoges.
Partenaires institutionnels du projet : Direction régionale des affaires culturelles de Nouvelle Aquitaine ; Région Nouvelle Aquitaine.

 

 

J.E. n°23 → 1917, et après…

Visuel des Journées d'études n°23

 

Les 6 et 7 novembre 2017, l’ENSA LIMOGES a organisé le troisième volet de ses journées d’étude, « 1917, regards croisés sur la révolution bolchevik : impact et héritage ». Ce dernier volet aborde la question du post soviétisme à travers le cinéma.

Les invités :

FEDERICO ROSSIN

Federico Rossin est historien du cinéma, critique et programmateur indépendant ; il travaille régulièrement pour les festivals en France et en Europe : États généraux du cinéma documentaire de Lussas, Cinéma du réel, DocLisboa, Filmakker of Milan…

À noter qu’il sera en résidence à Tulle avec l’association Peuple et Culture, d’octobre à décembre 2017, pour l’écriture d’un ouvrage qui lui a été commandé par Actes sud sur les formes du cinéma documentaire. Au cours de cette résidence il proposera et accompagnera des projections et des formations à l’analyse de l’image mouvementée.
Federico Rossin intervient régulièrement à l’ENSA depuis 2014, non seulement dans les journées d’étude mais aussi dans les séminaires inscrits dans le cursus théoriques des étudiants A3, A4, A5.
Séminaire « Chris Marker » en décembre 2016 et séminaire « Raoul Ruiz » qu’il dirigera les 11 et 12 décembre prochains.

NICOLAS REY

Nicolas Rey ne s’appelle pas ainsi en hommage au célèbre cinéaste américain (c’est lui qui avait un pseudo), il n’est même pas le fils du cinéaste expérimental français Georges Rey (inoubliable vache qui rumine), et n’a rien à voir avec les autres Nicolas Rey de la place de Paris (pour lesquels il reçoit néanmoins beaucoup de messages).
Nicolas Rey bricole des films depuis 1993. En 1995, il contribue à la création de L’Abominable, un atelier collectif parisien de développement et tirage de films2.
En 2001, il montre son premier long métrage Les Soviets plus l’électricité qui raconte sa traversée de l’ex-URSS sur les traces de son père qui était communiste. Selon Christa Blümlinger, critique de cinéma et d’art contemporain, le cinéaste « renouvelle ainsi les traditions artistiques et artisanales du cinéma, trouvant dans des techniques et des matériaux anciens l’occasion d’un renouveau plastique, ce film se trouve opérer une sorte de réconciliation des deux avant-gardes, longtemps séparées et s’ignorant mutuellement : celle du cinéma expérimental, issue du milieu des arts  plastiques et venant de New York, et celle qui s’est formée en Europe, à la suite du cinéma moderne d’après-guerre, et qu’on pourrait appeler essayiste.»
En 2005, Rey montre Schuss ! sur le déclin économique de l’industrie, filmé dans les vallées des Alpes.
En 2012 Autrement, la Molussie, adapté d’un livre de contes sur le fascisme de Günther Anders est sélectionné à Berlin (Forum Expanded) et remporte à Paris le Grand Prix du festival Cinéma du réel. Il est en compétition à Bruxelles pour le Prix de l’Âge d’or 2012.

Filmographie :

Les quatre premiers films de Nicolas Rey sont distribués par Lightcone.
Terminus for you (1996), 16 mm, noir et blanc, 10 minutes, une bobine (110 mètres)

  • Opera mundi ou le temps des survêtements (1999), 16 mm, noir et blanc, son sur CD, une heure, trois bobines (660 mètres)
  • Les Soviets plus l’électricité (2001), Super 8 mm gonflé en 16 mm, couleur, 170 minutes, trois bobines (1925 mètres)
  • Schuss ! (2005), 16 mm, couleur, 123 minutes, deux bobines (1350 mètres)
  • En 2010, le cinéaste réalise l’image du film Ami, entends-tu ? de Nathalie Nambot, 16 mm, couleur, 55 minutes.
  • Autrement, la Molussie (2012), 16 mm, couleur, 81 minutes, neuf bobines à l’ordre aléatoire.

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME

=====================
Coordination ENSA : Geneviève VERGÉ BEAUDOU, littérature, théorie et histoire de la pensée, suivi des mémoires – coordinatrice culture générale,
Captation ENSA : étudiants A1, encadrés par Fabrice COTINAT, images en mouvement, sons.

=====================

ENSA LIMOGES | Campus de Vanteaux | 19, avenue Martin Luther King | B.P. 73824 | 87038 LIMOGES CEDEX 01 | 05 55 43 14 00