Photo : Vue de la Ville de Dundee depuis l'école de Dundee

Retour d’expériences

Cécile MAES, étudiante en 5e année design – mobilité études à Göteborg (Suède)

photo de l'Academy of design and crafts HDK Göteborg en Suède

photo de l’Academy of design and crafts HDK Göteborg en Suède

Je voulais vivre une expérience dans une école proposant une section Crafts et voir si les attentes sont les mêmes qu’à l’ENSA. J’avais envie de rencontrer des personnes ayant des projets similaires au mien, mais également avoir l’opportunité de rencontrer des artistes renommés et participer à des workshops avec eux et qui sait, leur demander s’il cherche une stagiaire…. Enfin je voulais aussi voir comment se déroulait la formation dans un pays scandinave, réputé pour la qualité de ses étudiants.

En ce qui concerne HDK, l’école de Design et de Crafts, elle est géniale ; spacieuse, dans le centre Ville !

Je suis en M1 jewellery avec comme professeur principale Karin Johansson assistée de Marta Mattsson (deux artistes reconnues dans ce milieu).

Nous sommes séparés entre Master Design et Crafts (Céramique, bijou et textile). Nous sommes 50 étudiants en Crafts et 9 en master bijou ce qui permet de tous se connaitre et d’être intégré rapidement.

Les personnes sont sympas et « bien dans leurs baskets » donc tout se passe bien.

Chacun d’entre nous à son propre établi avec des outils à partager, une table pour travailler et stocker ses affaires. On dispose de différentes machines, traditionnelles et innovantes comme une découpeuse laser, une imprimante 3D ou encore une presse pour créer des moules en silicone.

Ce qui est aussi génial, c’est que l’atelier bijoux dispose de son magasin avec différents matériaux, métaux, pvc, terre, latex,… Il est géré par la technicienne en charge de l’atelier ce qui facilite beaucoup les choses !

La rentrée a été suivie par la projection d’un powerpoint de 10 min chacun ou il fallait présenter son travail et d’où l’on venait, bref panique devant 50 personnes !

Les cours sont souvent sous forme de Workshop avec l’ensemble des étudiants en Master proposés par des artistes internationaux invités pour quelques jours. Nous travaillons beaucoup sur la manière de s’exprimer et d’écrire durant ces workshops, ce qui semble nécessaire pour la rédaction du mémoire.

Bien entendu les cours et les conversations collectives se font en anglais, c’est d’autant plus difficile de parler de son travail quand c’est dans une autre langue, mais je trouve ça super.

Nous avons de nombreuses plages horaires libres pour nous consacrer à notre projet personnel, ce qui nous oblige à être autonome et à avoir son rythme.

Une fois par semaine nous avons le choix d’avoir un rendez-vous avec notre professeur pour partager ses avancés.

Chaque mercredi est programmée une conférence d’un artiste, designer, éditeur, scénographe, costumier…

Le mois prochain HDK présente et accueille le festival du design.

Il y a toujours quelque chose qui se passe dans l’école, l’information circule très bien dans l’école même si celle-ci est grande.

 

Audrey FONTENOY, étudiante en 5e année art – stage ERASMUS à Bilbao (Espagne)

photo de la vitrine Sinpatron, Bilbao, slow fashion

photo de la vitrine Sinpatron, Bilbao, slow fashion

 

J’attendais d’un stage à l’étranger qu’il me fasse sortir de ma zone de confort, qu’il me permette, pour un temps, de me détacher de ce que j’ai appris, pour me confronter à la réalité du monde du travail.

Je suis heureuse d’avoir pu travailler au coté du couturier de la marque Sinpatron,

J’ai appris à ses cotés, les difficultés et les enjeux auxquels sont confrontés les artistes ou créateurs indépendants.

Au delà de l’idée d’un projet, il y a son encrage dans la société : comment le vêtement peut être vendu, comment exister face aux géants de la mode espagnol de grande consommation (comme ZARA).

Faire un stage à l’étranger m’as permis de mesurer l’importance de la culture et des échanges internationaux.

 

 

 

 

Arthur BILLAT, étudiant en 3e année design – mobilité études à Madrid (Espagne)

photo à l'Université Nebrija, Madrid, Espagne

photo à l’Université Nebrija, Madrid, Espagne

 

Si j’ai choisi de faire une mobilité à l’Université Antonio de Nebrija, c’est tout d’abord pour changer de cadre et découvrir une nouvelle approche du design. Les espagnols semblent être beaucoup plus sensibles à leur environnement que nous autres français.

Au niveau des cours cela change complètement ! Nous avons des cours avec des listes de livres à lire ou des expositions à voir. On se sent beaucoup plus accompagné et dirigé, avec un emploi du temps qui ne varie pas et une alternance entre partie théorique et partie pratique.

Pour finir, j’aimerais revenir sur la Ville de Madrid. C’est une ville jeune, chaleureuse et dynamique. Au charme des verts pâturages limougeauds prend place le grand jardin du parc Retiro. La BFM de la Mairie se voit remplacée par un certain musée dont je tairais le nom mais qui est connu à travers comme « Le deuxième musée le plus grand d’Europe après le Louvre ». Passer de David à Goliath, voilà ce qui m’a motivé à faire cet échange !

 

 

 

Laure PONTACQ, étudiante en 5e année art – mobilité études à Sofia (Bulgarie)

photo du studio peinture, National Academy of arts, Sofia, Bulgarie

photo du studio peinture, National Academy of arts, Sofia, Bulgarie

Je suis partie durant 4 mois en Bulgarie a Sofia à la National Academy of art de Sofia.

Le dépaysement a été total dès l’arrivée, le décors en Europe de l’Est n’a absolument rien à voir avec l’occident, l’alphabet est en cyrillique, je ne connaissais pas un mot de la langue.

Les études durent 5 ans pour un master, et je pense qu’il est absolument bénéfique de sortir de ce cadre via les stages, les mobilités ERASMUS, etc. Hors de l’établissement on appréhende les choses autrement, on se confronte à l’extérieur. Alors que dans l’école on est dans une sorte de cocon un peu comme coupé du monde.

ERASMUS a été nécessaire pour faire une sorte de « coupure » avec mon environnement, pour chercher des pistes de travail partout où je pouvais, pour ne pas me « freiner » comme c’est parfois le cas à l’école. On se juge beaucoup plus soi quand on est dans une routine, dans le cadre « scolaire ».

J’ai trouvé que me confronter à d’autres étudiants, d’autres enseignants et un autre système universitaire m’a permis une certaine liberté dans le « faire », de me poser moins de questions, de me mettre moins de « pression » tout en gardant une exigence vis à vis du travail que je présentais.

Lorsqu’on on passe autant de temps dans une école dans le cadre d’un master, on fréquente les mêmes enseignants, les mêmes techniciens pédagogiques tout au long de notre cursus ce qui permet une certaine proximité mais qui limite la diversité des avis sur son travail, on reste dans une direction il y a comme une sorte de « formatage ».

Partir rencontrer d’autres personnes (étudiants ou enseignants) m’a beaucoup aidé à me sortir de certaines habitudes, à me bousculer un peu et remettre en cause mes axes de travail et à en en emprunter d’autres sans craindre un jugement trop important. En fait cette mobilité m’a simplement permis d’essayer de nouvelles choses.

Les méthodes d’enseignement en Bulgarie sont radicalement différentes des nôtres. Les cours de dessin, de peinture ou de sculpture que j’ai suivi sont avant tout des bases académiques, « comme il y a 100 ans ».

Je me réfère souvent aux artistes de ces époques donc je pense avoir été dans mon élément en apprenant les choses de cette manière.

J’ai aussi constaté les limites de ces méthodes qui orientent beaucoup les étudiants vers la représentation figurative exclusive et qui prône la qualité du travail par la maîtrise technique.

En partant pour une mobilité de 4 a 6 mois on bouleverse ses habitudes de vie et de travail . On apprend sur soi même, on découvre quotidiennement la culture locale, ses différences avec la nôtre, etc. C’est une expérience enrichissante et une chance immense de pouvoir prendre ce temps là pour découvrir et expérimenter.

 

Méllie BRANCHEREAU, étudiante en 5e année design – mobilité études à Dundee (Écosse)

photo d'une vue de la Ville de Dundee prise epuis l'Ecole de Dundee

photo d’une vue de la Ville de Dundee prise epuis l’Ecole de Dundee

La mobilité internationale que j’effectue aujourd’hui a été motivée par un grand désir de découvrir et d’expérimenter le Design, qui est mon domaine d’étude, dans un autre pays. De plus, je ressentais le besoin de prendre du recul par rapport à ma pratique personnelle et mes réflexions.

En m’imprégnant d’une nouvelle culture et de nouvelles façons de penser, je souhaite ainsi acquérir des connaissances issues d’un point de vue différent, tout en perfectionnant mon anglais.

J’ai alors choisi d’effectuer cette mobilité en Écosse, à l’Université de Dundee, parce que l’approche qui y est développée m’a semblé d’avantage sociale et environnementale, mais également centrée vers la technologie, ce qui n’est pas mon domaine de prédilection. Il s’agit également pour moi d’un challenge.

Ainsi, depuis la rentrée universitaire, j’ai acquis de nouvelles connaissances, autant dans les méthodes de travail que dans l’apprentissage de nouveaux outils et logiciels (After Effect, Raspberry Pi, etc.). Les semaines assez chargées et intenses me font penser que les trois prochains mois vont passer très vite.

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